mardi 29 novembre 2011

La plaine des jarres

Le lundi 21 novembre nous y sommes enfin! 
"Mais où?"
La plaine des jarres les amis!

Notre curiosité nous a attiré sur ce site où aujourd'hui encore le mystère reste entier. La plaine des jarres est en fait un ensemble de sites archéologiques où des centaines de jarres en grès ont été retrouvées sans que l'on puisse les dater avec exactitude (origine supposée au 1er siècle avant J.C.), ni affirmer leur utilité ou même expliquer leur présence sur ces sites puisque la pierre utilisée ne se trouve pas à proximité des sites et certaines des jarres pèsent plusieurs tonnes. 



















































L'image d'un bébé taillée dans le pierre












"Laisse tomber Prisca, celle-ci pèse  6 tonnes..."
De nombreuses hypothèses ont été émises quant à l'utilisation des jarres. Parmi les plus farfelues, elles auraient servi à la fabrication et conservation du lao lao (alcool de riz laotien) ou bien de four... L'hypothèse la plus vraisemblable serait plutôt un usage funéraire, elles auraient été utilisées à la manière des sarcophages, hypothèse appuyée par la présence de couvercles en pierre retrouvés sur les sites. 






















Bref, un mystère qui reste entier, même après la visite... 



Cratère de bombe


Loin de ce qu'on pourrait penser, le Laos est le pays qui a été le plus bombardé au monde.   Une partie de la piste d'Hô Chi Minh traversant le Laos, les Américains ont massivement bombardé le pays entre 1964 et 1973. De ce fait le site a été largement endommagé par les bombardements et de nombreux cratères de bombes sont visibles sur les différents sites.





Entre deux sites nous nous rendons dans une fabrique de lao lao (alcool de riz local, aussi appelé le whisky lao).
La "maîtresse de maison" distille le lao lao depuis l'âge de 14 ans
Raksa et Ken notre guide adepte du lao lao

Une partie de pétanque pour digérer




De retour en ville, à Phonsavan, nous enfilons nos pulls les plus chauds (on avait pas imaginé les sortir au Laos) car c'est qu'il fait plutôt froid par ici, puis nous allons au resto avec le groupe de la visite : Es l'Australienne, Céline et Corinne, françaises et archéologues et en tour du monde également! Au menu rien de très local mais on en avait besoin : un bon steak frites!




vendredi 25 novembre 2011

Vang Vieng

Dans la série des villes où nous ne devions pas aller : Vang Vieng. 

Depuis le Vietnam nous croisons des touristes aux débardeurs douteux "In the tubing, Vang Vieng". Le tubing c'est quoi? C'est une activité touristique qui fait, malheureusement, la (fausse) réputation de la ville et qui consiste à descendre la rivière dans une grande bouée et s'arrêter à tous les bars et coffee shops histoire de se mettre une bonne mine, ou dans un autre état secondaire. Bref, tous les échos que l'on en avait eu nous poussaient à zapper la ville. Et puis finalement nous avons voulu voir de nos propres yeux. Une bonne surprise et nous aurions clairement regretté de ne pas s'y arrêter.



En arrivant nous retrouvons les paysages Chinois de Yangshuo car la ville est bordée par une rivière et entourée de montagnes et pics karstiques. Ici encore nous n'avions prévu de rester qu'une demi-journée mais du coup nous restons 2 jours à visiter les grottes environnantes.






Grotte Tham Chan

Oooh, ça brille!



Pique-nique rivière

Grotte Poukham













On en profite pour se la couler douce, on mange des banana pancakes...


Le p'tit déj' : pancake banane-chocolat

Jeu d'échec Laotien?
...on boit des fruit shakes et on prend l'apéro sur le toît...

A la vôtre!

Croyez-le ou non, mais c'est pas si facile tous les jours! ;)

jeudi 24 novembre 2011

Vientiane, la douce capitale

Nous avions décidé de ne pas passer par la capitale pour des raisons pratiques d'itinéraire et éviter de perdre trop de temps, et puis finalement, du temps on en a puisque nous n'allons plus en Birmanie (qui restait une option), alors nous décidons de prendre notre temps pour visiter le pays. Comme la route est longue entre Paksé et Vientiane, nous faisons un arrêt à Thakhek. Nous mettons 11h pour faire 380 km. Notre record. La route n'est pourtant pas si mauvaise (même si les amortisseurs, morts depuis au moins 15 ans, prennent quelques sacrés coups, nos fesses aussi) mais le bus local s'arrête partout pour prendre les gens qui attendent sur le bord de la route. En arrivant à Thakhek nous sommes un peu blasés. Un petit malentendu avec un tuktuk (que l'on évite depuis le début du voyage), une chambre franchement pas terrible et chère au Thakhek Travel Lodge, nos plans qui tombent à l'eau pour visiter la grotte de Kong Lor depuis Thakhek (bien trop loin pour un aller-retour dans la journée), bref, Thakhek fut une étape inutile, mais pas envie de reprendre la route dès le lendemain donc nous y passons quand même une journée pour se reposer. 

Le mercredi 16 novembre nous prenons le bus local pour Vientiane, départ prévu à 8h30. A 8h20 ils sont 5 autour du bus à tenter de le faire démarrer. Ca sort la caisse à outils. Raksa est inquiet. Prisca leur fait confiance. Nous partons pile à l'heure. Chapeau les gars! où nous arrivons au bout de 6h. On y croyait pas, on progresse. Le temps de traverser une partie de la ville à pieds pour trouver notre hôtel et nous pouvons déjà constater le charme, très français, de cette capitale aux airs de province. Mais Vientiane a bien l'avantage de toute autre capitale : on trouve de tout! Enfin on pense surtout à la nourriture en disant ça, du coup nous dînons dans un resto Japonais (on ne se refait pas) et on éclate le budget mais pas trop nos estomacs...

Nous ne restons qu'une journée complète à Vientiane du coup le lendemain nous partons assez tôt pour visiter la ville à pieds.

Vat Sisaket


L'arc de triomphe

La vue du haut de l'arc de triomphe. L'avenue des Champs Elysées?

Vat That Luang




Nous passons au marché Khua Din pour manger, nous ne trouvons que des soupes de nouilles, ça fera l'affaire. 



Nous prenons ensuite le bus local pour nous rendre au Bouddha Park.





Même si le parc est joli nous sommes un peu déçus, nous l'imaginions comme un immense parc mais ce n'est en fait qu'un grand jardin.

De retour en ville juste à temps pour prendre l'apéro en admirant le soleil se coucher sur le mékong (encore un fois).

Installation du marché de nuit

Et de l'autre côté du mékong, la Thaïlande...


mercredi 23 novembre 2011

L'île de Det et le plateau des Bolovens

Nous prenons un bus de Strung Tren qui nous dépose à la frontière Laotienne où nous changeons de bus en direction de Don Det, une des îles situées à l'extrême sud du Laos dans la région des "4000 îles". Avant cela nous avons l'occasion de constater la corruption des fonctionnaires Cambodgiens : $1 pour le tampon de sortie. C'est pas mieux côté Laos où le fonctionnaire demande $2 par tête. L'agacement face à cette pratique crée un désaccord entre nous, sous la tension le douanier gagnera. Le #!!§%$ !! Prisca fulmine. Bien plus que la somme demandée c'est le principe qui agace. Et cela n'est pas réservé qu'aux touristes étrangers (on nous demande juste 4 fois plus...), la Cambodgienne devant nous a laissé d'elle même un billet de 2000 riels ($0,50) à notre ami douanier. Ceci étant un sujet sans fin, nous mettons cet épisode de côté, reprenons le bus qui nous dépose à Ban Nakasang d'où nous prenons une pirogue à moteur pour traverser le mékong et rejoindre l'île de Det.

Dès que nous y posons le pied nous sommes emballés. Nous décidons de nous installer dans le sud de l'île, moins "village à touristes" que le nord. Sur le petit chemin qui borde le mékong nous croisons quelques villageois, des enfants, l'heure des premiers "sabaidii" (bonjour en laotien), mais nous croisons surtout des poules, des zébus, des canards, etc. Nous nous installons au River Garden, nous ne savons pas exactement combien de temps nous restons ici, tout ce que nous savons c'est que nous avons besoin de repos et Don Det semble être l'endroit idéal.

Après un repas dans le restaurant sur pilotis en compagnie de 3 Québecoises, nous louons des vélos et nous traversons le pont qui nous sépare de Don Khône, l'île voisine. Le paysage de ces îles n'est que champs, rizières, chemins de terre ou de caillous, buffles au bord de la route, cocotiers, poules en pagaille, tout ça sur un fond sonore de douce descente du mékong. La campagne tropicale ça nous gagne!


Travailleurs dans les rizières


Nous allons observer les chutes Somphamit sur l'île de Khône, situées à la frontière Cambodge-Laos, elles sont plutôt basses mais impressionantes tout de même. Une légende populaire raconte que les sirènes attiraient les plus naïfs pour les y noyer... Quoi qu'il en soit leur puissance interdit la baignade, facilite les naufrages et charrie les cadavres du mékong.




Les jours suivants seront consacrés à un peu de repos et à quelques balades sur l'île.



Un singe danseur qui se balançait sans cesse depuis l'arbre au bout sa chaine

La bière locale :p



Nous sommes restés plus longtemps que prévu et n'avions pas échangé suffisament de kips (monnaie laotienne). Mais ici pas de soucis, on peut payer en baths thaïlandais et en dollars! Du coup le règlement est un peu compliqué mais on y arrive quand même.





C'est quand même avec un petit pincement au coeur que nous quittons l'île, en tout cas nous aurons profité du calme et de la sérénité des lieux avec grand plaisir. Un vrai coup de coeur.




Après 2h30 de bus nous arrivons à Paksé, "capitale du sud", qui se trouve dans la province de Champassak. En arrivant dans la ville nous nous rendant compte tout de suite que le Laos est beaucoup moins peuplé que le Cambodge (et pourtant deux fois plus grand) et que les "villes" ici ont des tailles de villages. Pour le coup Paksé est une "grande ville" Laotienne qui borde le mékong, sans intérêt majeur mais on y trouve tout de même le Vat Luang. Nous y arrivons en fin d'après-midi, les bonzes ont finit l'école et s'occupent en attendant les prières quotidiennes à 18h. L'un d'entre eux nous abordent, il est très curieux et content de pouvoir pratiquer son anglais avec les touristes. Comme la grande majorité des bonzes, Don est ici depuis plusieurs années, ce qui lui permet d'étudier et en plus de rencontrer des étrangers, une porte ouverte vers un monde inconnu.


L'heure de la lessive pour les bonzes

Tuktuk Laotien














Le lendemain nous louons une moto pour nous rendre au Vat Phou à 35 km, près du village de Champassak. Nous empruntons la nouvelle route (pas tout à fait terminée) et traversons de jolis paysages.

Nous arrivons sur le site à 12h, c'est sous un soleil de plomb que nous entamons la visite et grimpons les escaliers bien raides qui mènent au sanctuaire.

Le Vat Phou, ou "temple de la montagne", est le berceau de la civilisation khmère, bien avant la fondation d'Angkor. Il est considéré comme le site archéologique le plus important et le plus intéressant du pays. Cependant, après la visite des temples d'Angkor il reste bien moins impressionnant. 




Le sanctuaire

Le rocher éléphant, si si regardez bien...

Le rocher crocodile

Le pied de Bouddha


Le dimande 13 novembre nous remontons sur la moto et prévoyons de passer 2 jours sur le plateau des Bolovens. Nous observons plusieurs cascades...

Tad Fane
Tad Yuang


Tad Lo et un petit pont bien précaire
... puis nous traversons des champs de cafés, nous avons loupé ceux de thé...


Caféier


Les paysages sont magnifiques et de nombreuses odeurs agréables se mêlent et titillent notre odorat. Ca sent la nature, le soleil (oui le soleil a une odeur), nous apprécions vraiment ces moments simples ou parfois une simple odeur (qui peut paraître familière) fait prendre une dimension particulière à une scène de vie.


Déchargement d'un camion bâché transportant des passagers et leurs paquetages. Au sol des piments qui sèchent


Finalement en début d'après-midi nous avons fait les 3/4 de la petite boucle, du coup nous décidons de rentrer et passer la nuit à Paksé au lieu de courir le lendemain matin pour choper notre prochain bus.




INFOS PRATIQUES :


- Pirogue + bus Don Det/Paksé : 60000 kip
- Location d'une moto à Paksé : 70000 kip la journée (semi automatique)
- Bus Paksé/Thakhek : 80000 kip via le resto Dao Linh, bus local avec clim, 11h de trajet...
- Bus Thakhek/Vientiane : 60000 kip en bus local, 6h de trajet
- pour visiter un peu mieux de plateau des Bolovens prévoir 3 jours 2 nuits, nous n'en avons eu qu'un bref aperçu.