lundi 25 avril 2011

Puno et les îles Uros

Nous quittons Copacabana le 13 avril pour nous rendre à Puno, toujours au bord du Titicaca mais du côté péruvien! Après une traversée de frontière, deux tampons supplémentaires sur nos passeports et 3h de trajet nous y voici. On constate immédiatement une différence avec la Bolivie, ici le tourisme touriste est vraiment exploité et avant même qu'on ne descende du bus un type se présentant comme un employé de la compagnie de bus propose un hébergement en ville. Nous nous laissons convaincre et posons nos sacs à dos au Gran Puno Inn. Nous y avons tout le confort sauf le petit déj' mais le wifi pour 40 soles la nuit (environ 10€).

Nous arrivons en milieu de journée à Puno et nous avons prévu de reprendre un bus pour Cuzco le lendemain matin, nous n'avons donc qu'un après-midi pour visiter la ville et les îles flottantes qui sont une des attractions principales du coin qui font de Puno le point de chute idéale pour la visite. Nous réservons donc un tour via l'hôtel qui part à 16h, la visite durant 2h30, nous avons le temps de visiter la ville et manger un morceau, aujourd'hui ça sera chinois! Et un vrai s'il vous plaît!

Nous avons RDV à l'hôtel à 15h45, une navette est censée nous récupérer et nous emmener jusqu'au port. Un type vient effectivement nous chercher à l'heure, mais il est à pied, il nous fait la conversation en attendant, 16h05 toujours rien, il finit par nous faire prendre un taxi disant que la navette est bloquée dans les bouchons quelques blocs plus loin. Ok. Arrivés au port le bateau censé nous emmener aux îles est déjà parti... On sent le coup foireux. Finalement, après avoir fait le tour des bateaux le petit tchatcheur nous dégote un bateau et même des touristes en plus! Nous voici partis pour les Uros. On sent le tour hyper rôdé et même si Giovanni, le guide, nous apprend pas mal de choses sur les îles tout est bon pour te faire dépenser quelques soles supplémentaires, comme traverser le lac pour rejoindre la 2e île sur un bateau "traditionnel" pour 10 soles, ou encore les souvenirs, cartes postales et même des bars-snack-restaurant. Il faut aussi dire que certains tours proposent de passer la nuit sur une des îles donc forcément faut bien manger.





Le moment le plus "touristique" (et embarassant) où ces mesdames nous ont chanté "vamos a la playa"...

La traversée sur un bateau traditionnel (enfin avant que la barque à moteur ne vienne nous pousser... hum hum)

Ceci dit les îles ont du charme et une fois dessus on a du mal à s'imaginer que tout ceci n'est que du roseau flottant... Impressionnant. Ce qui sert de sol est en fait des blocs de racines de roseaux d'une dizaine de mètres de profondeur, le tout ficelé et recouvert de roseau proprement entassé pour créer le sol! Après quelques minutes sur la 2e île de nombreux bateaux à touristes nous rejoignent, nous repartons quelques minutes après, la visite est terminé. Le soleil se couche et nous arrivons au port en observant une belle vue nocturne sur la ville de Puno.







Finalement nous nous offrirons une journée de repos supplémentaire à Puno pour cause de petits dérangements gastriques pour Prisca (inévitable malheureusement) et nous quittons Puno jeudi 14 avril.




mardi 19 avril 2011

Bilan Bolivie

La Bolivie... Nous savions que nous allions y voir de belles choses mais c'était encore bien loin de ce que nous pouvions imaginer, la réalité a vraiment dépassé notre imagination. Nous avons passé presque 3 semaines à travers la Bolivie, un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud, probablement un des moins chers et pourtant tellement riche en terre. Nous y avons vu le désert, le plus grand salar au monde à Uyuni, les montagnes arides, la pampa amazonienne et son climat tropical, la Ville à La Paz et la tranquilité d'un bord de mer au bord du lac Titicaca. Trois semaines riches en paysages et en émotion diverses.
Pour ce deuxième volet "bilan" nous allons essayé de faire quelque chose de plus tructuré que le dernier en traitant trois grands points d'un voyage : les transports, la nourriture et les activités.

Les transports en Bolivie c'est vraiment bon marché! Comme la majorité de nos trajets nous avons traversé le pays en bus, à l'exception de l'aller-retour vers l'amazonie où nous avons opté pour l'avion, un petit luxe comparé au prix des bus. Bien sûr pour le prix de certains bus on ne peut pas s'attendre au grand luxe mais les distances étant plutôt courtes c'est tout à fait faisable. Nous avons testé le micro bus, une dizaine de passagers à l'intérieur et les bagages à l'extérieur, sur le toit. Ah oui les transports en Bolivie ça se fait en musique! Donc le chauffeur pousse le son à fond (pas toujours du bon son) et peut passer 20 fois la même chanson. Nous avons eu la surprise de réécouter des tubes dance genre La Bouche, Corona, mais encore Shakira "Loca, Loca" et surtout Daddy Yankee!! On finit par s'y faire, parfois même par apprécier (selon l'état de fatigue). Les routes sont parfois des "pistes" mais de manière générale les grands axes tendent vers l'aménagement, mais tout de même quelques heures de tape-cul à prévoir et parfois à flan de falaise. 

La nourriture en Bolivie c'est vraiment bon marché aussi! Ce qui est très répandu dans les restos populaires c'est le menu du jour ou almuerzo : soupe et plat principal (et parfois dessert mais rien de folichon les desserts hein). Généralement entre 10 et 20 bolivianos selon les villes (1 ou 2 euros) et les boissons environ 10 bolivianos pour des bouteilles d'un litre de Coca par exemple. La cuisine bolivienne n'est pas très variée mais on a finit par apprécié une fois le stade du poulet frit dépassé (psychologique). L'avantage avec le menu du jour c'est que tu te casses pas la tête à essayer de traduire la moitié la carte pour choisir ce que tu manges tu as juste à choisir ton plat principal, la plupart du temps ça se jour entre poulet ou saucisse et poulet et boeuf... Facile. Et puis quand tu en as marre des soupes tu trouves dans toutes les villes des restos à touristes, des restos pour gringos, où tu trouves à coup sûr pizzas et pâtes, toujours pour un prix dérisoire mais souvent le double des restos boliviens. En Bolivie on a aussi apprécié les fruits sur les marchés! Beaucoup de fruits frais (ou moins frais attention) et exotiques pour trois fois rien. Un truc important, en Bolivie y a pas de supermachés! Il y a plein de petits épiceries mais pas de supermarchés alors parfois c'est la galère si tu cherches à t'acheter un repas complet à faire toi même (et puis au prix du paquet de Pringles t'as deux menus du jour...). 


Les activités en Bolivie c'est bon marché aussi!! Et oui, la Bolivie c'est vraiment pas le pays où tu te ruines. N'étant pas fans des tours organisés nous avons quand même été obligés de passer par des agences pour visiter le désert et la pampa car tu ne peux pas t'y rendre seul si t'y connais rien évidemment! Les 4 jours dans le désert nous on coûté une centaine d'euros chacun et environ 70€ pour les 3 jours dans la pampa. Evidemment il y a toujours plus cher, surtout pour l'amazonie, après c'est selon tes envies, tes attentes et ton budget of course! Les visites de musée sont à l'image du reste des dépenses, dérisoires, mais bon parfois tu en as pour ton argent... et dans ce cas disons que tu perds plus de temps que d'argent.

La Bolivie en chiffres pour nous ça donne ça :
- 18h de bus (une goutte d'eau dans l'océan
- 1h20 d'avion
- 2 excursions
- 9030 bolivianos

Ce qu'on a le plus aimé :
- l'intégralité de l'excursion dans le sud Lipez et le salar d'Uyuni
- la Isla del sol sur le Titicaca
- le ciel étoilé depuis le désert (inoubliable)
- les soupes

Ce qu'on a moins aimé :
- les connections internet
- le poulet frit (rien que l'odeur beurk)
- les premiers dérangements dûs à l'altitude
- les douches avec eau chaude 24h/24 qui sont tièdes en réalité (à la montagne ça compte il fait froid!)

Copacabana et Isla del Sol

En atterissant de Rurrenabaque nous nous rendons dans le centre de La Paz pour prendre un micro bus à destination de Copacabana (non non pas au Brésil mais en Bolivie au bord du lac Titicaca). Nous avons juste le temps de faire un tour de marché et déjeuner l'almuerzo du jour et hop, dans le bus. Enfin le micro bus... On était bien à l'étroit pendant 3h30!

Nous décidons de prendre une chambre avec vue sur le lac, c'est pas tous les jours qu'on dort près d'un lac aussi mythique alors autant en profiter. Copacabana est une petite ville pleine de touristes, étrangers et boliviens, où il est plutôt agréable de flâner et nous en profitons pour nous reposer après notre périple dans la pampa.


La vue depuis notre chambre, dure la vie...





Nous visitons la ville, la cathédrale, le mirador (encore un!) situé au sommet du calvario, qui porte bien son nom, flânons sur la "plage"- mais ici on ne se baigne pas, mangeons les fameuses truites de Copacabana (enfin du poisson les mamans) et le 3e et dernier jour nous nous rendons sur la Isla del Sol. 






La plage
Le début du calvaire

La cathédrale

La montée du calvaire

Le sommet du calvaire

La vue depuis le sommet du calvaire


Le bateau nous dépose sur la partie nord, de là nous pouvons rejoindre la partie sud en suivant un chemin d'une dizaine de kilomètres pour reprendre le bateau pour Copacabana. Le timing est serré, nous ne tardons pas à prendre le chemin. La partie nord est plus sauvage et moins touristique, nous ne verrons qu'une seule auberge en traversant le village ainsi que quelques belles criques désertes. Les paysages sont encore une fois splendides et le lac nous parait tellement immense que nous oublions parfois qu'il s'agit d'un lac et non de la mer. Plus de 8000 km² d'eau, pas mal pour un lac?! Nous visitons aussi des ruines sur le chemin de la partie sud. Pour Prisca le trek s'avère plus difficile qu'elle n'avait pensé avec l'altitude et le chemin a parfois des allures de muraille de Chine... interminable! Heureusement que le paysage en vaut la peine. Nous franchissons plusieurs "checking points" où nous devons payer pour traverser l'île, sorte de permis de trek ou de droit de passage, en tout 3 contrôles à chacun 10, 15 et 5 bolivianos. Il nous faudra finalement 4h pour arriver au village de Yumani, où se trouve le port sud. Nous arrivons juste à temps pour reprendre le bateau et rentrons à l'hôtel exténués (enfin Prisca surtout) et nous finissons notre dernière journée en Bolivie avec une truite à la plancha et un poulet dorado, plutôt représentatif!




Une des criques désertes

Les ruines

Le chemin sans fin...


vendredi 15 avril 2011

Rurrenabaque et l'amazonie bolivienne

Nous embarquons dans un coucou de 19 places à destination de Rurrenabaque, ville située au pied de l'amazonie bolivenne. Le vol est très court, 40 minutes, mais il sera le plus intense à notre actif... A peine 10 minutes après le décollage nous traversons une zone de turbulences importante, la panique est palpable. Un quart d'heure plus tard c'est terminé, tout le monde semble calmé par les dernières secousses, le trajet se terminera dans un silence religieux. Nous débarquons à l'aéroport de Rurre (qui ressemble plus à une piste perdue au beau milieu de la jungle Amazonienne. 


Une navette Amaszonas (la compagnie aérienne) nous ramène jusqu'au centre ville où nous posons nos sacs à l'Hotel Rurrenabaque. L'air est humide et chaud, les chemins parfois boueux, nous voici en Amazonie! Nous nous délecterons dans un resto bolivien avec l'almuerzo du jour pour seulement 11 bolivianos par personne (1,10 €), nous voici définitivement réconciliés avec la cuisine bolivienne. 



Le lendemain nous visitons rapidement le village et nous mettons en quête de l'agence qui nous fera partir quelques jours au coeur de l'amazonie. Après quelques hésitations nous choisissons de visiter la pampa au lieu de la jungle car c'est ce qui promet de voir le plus d'animaux étant donné la saison, même si le programme ne nous tente que moyennement, car visiter la pampa se fait assis depuis une barque...
Jeudi 7 avril au matin, nous allons prendre le petit déjeuner à la boulangerie française du village, nos papilles renouent avec les pains au chocolat, croissants et pains au raisins avec un plaisir non dissimulé. Une fois requinqués nous partons en direction de notre campement situé à 3h30 de jeep et 2h de barque pour finir dans un petit campement sur pilotis au dessus du Beni. Nous sommes en compagnie de deux couples d'israéliens, Dana et Avishai et Kati et Dan.




L'isolation est parfaite et le campement exotique. Nous avons droit à une chambre-cabane double avec salle de bain privée, enfin pas si privée car nous devrons partager les wc avec deux grenouilles résidant dans la cuvette... Exotique hein?


Le campement


Le campement, notre cabane est celle de droite
La salle de bain
Les repas du séjour sont similaires aux restos boliviens, almuerzo, donc soupe et plat principal, nous nous régalerons. Le premier soir, Juan, notre guide, nous emmène observer les alligators dans la nuit, à la recherche de leurs yeux. Un peu compliqué pour des yeux non aiguisés à cet exercice, les nôtres bien sûr. Surtout que naviguer en pleine nuit sur une rivière remplie de crocodiles, piranhas et autres, dans un noir absolu, c'est un peu flippant au début. Puis nous nous laissons emportés par la magie de l'amazonie, nous entendons de nombreux animaux, oiseaux, etc., sous un ciel presque aussi étoilé que dans le désert bolivien. Le moment est agréable et nous finirons même par trouver quelques yeux d'alligators. Lucky us! 

La première nuit fut rythmée par les trombes de pluie qui se sont abattues sur le campement. Nous devions partir chercher les anacondas ce matin mais du coup c'est reporté au lendemain car si déjà les chances de croiser un anaconda étaient minces, avec ce temps elles sont quasi nulles. La pluie s'étant calmée, nous partons l'après-midi pêcher le piranha (bien que nous ayont lu que cela était interdit dans certains endroits d'amazonie dont le Beni). Nous ne sommes pas très chanceux - ou pas très doués - et nous ne pêchons aucun poisson... Juan quant à lui pêchera les 3/4 du butin. Une partie du groupe voulant absolument goûter le piranha au repas du soir. Ensuite nous allons observer les dauphins roses avec possibilité de se baigner avec eux, encore une fois nous passons notre tour, les eaux du Beni étant chargées des eaux usées de La Paz et de tous les campements environs. Finalement nous n'avons rien loupé car une fois nos compagnons à l'eau les dauphins se sont éloignés. Nous rentrons au camp, épuisés et finissons la journée en hamac. 

Le dernier jour nous partons donc en quête d'anacondas armés de nos bottes afin de pouvoir patauger aisément. En vain, pas d'anacondas, c'était prévisible. Après une douche et un almuerzo il est l'heure de rejoindre Rurre. 2h de barque et presque 4h de route tape-cul après, nous voici enfin arrivés à Rurre, nous regagnons nos quartiers à l'Hotel Rurrenabaque, où nous avions laissé nos grands sacs. Nous retrouvons le confort et l'eau chaude! Une bonne nuit de sommeil et nous voici repartis vers l'aéroport à destination de la Paz où nous ferons une courte halte afin de chopper le bus pour Copacabana.






Un petit condensé de ce que l'on a vu en traversant le Beni...


Un capybara

L'alligator qui rôdait près du campement
Notre barque


Des chenilles qui te brulent comme el fuego (dixit Juan)




mercredi 13 avril 2011

Potosi et La Paz

Le trajet Uyuni-Potosi aura duré 4h30 contre 6h annoncé dans le Routard (certaines "pistes" du pays étant en cours de construction), le paysage est magnifique mais ça tourne beaucoup au milieu des montagnes... Nous arrivons à Potosi vers 17h et décidons de rejoindre le centre ville à pieds, il n'y a que 1,5 km de marche. Mais c'était sans compter le relief bolivien... 1 km en dénivelé, au moins 30 minutes pour faire les 3/4 du chemin. Nous élisons domicile au Residencial Copacabana pour les 3 nuits à venir. La chambre est sommaire mais nous avons une salle de bain privée et l'accueil est très agréable et ça nous coûte que 6€ la nuit. 

Nous partons presque aussitôt visiter la ville. Et après 4 jours en plein désert c'est le clash assuré! Les rues grouillent de monde, la circulation est infernale, on dirait que toutes les épaves du monde se sont donné rendez-vous en Bolivie, avec l'altitude et la pollution, respirer devient un vrai sport... Tu risques ta vie à chaque coin de rue si tu regardes pas avant de traverser. Ceci dit, comme ici les automobilistes ne freinent pas, mais klaxonnent à l'approche d'une intersection (ou lorsqu'un piéton ne marche pas sur le trottoir, ce qui est fréquent puisque les trottoirs font environ 30 cm de largeur, ou pour saluer la foule, ou pour on se sait quoi d'autre, pour le plaisir quoi) il suffit de tendre l'oreille mais parfois c'est chaud pour nos fesses quand même!

Le lendemain, en nous rendant à la place principale, nous tombons sur un défilé des écoles de Potosi qui célèbrent la fondation de la ville. Les enfants défilent d'un pas militaire, accompagné d'un orchestre... militaire. Nous visitons également la Casa de la moneda où nous avons droit à une visite guidée en franpagnol. Mais Yolanda assure quand même! A l'issue de la visite nous comprenons mieux les richesses et la fierté de la ville liées au Cerro Rico (le sommet qui domine et caractérise la ville), d'où était extrait l'argent utilisé pour, entre autre chose, frapper les pièces de pesos, puis les bolivianos suite à la libération du pays. Le Cerro Rico est aussi l'attraction principale de la ville pour les touristes désireux de visiter une mine. Nous passons notre tour là dessus, Prisca ne se sentant pas à l'aise à l'idée d'être enfermée sous terre dans de sombres et étroits passages poussièreux. Claustrophobie, c'est toi?! Nous nous rendons ensuite au terminal de bus pour acheter nos billets pour La Paz sauf qu'il y a deux terminaux, ce que nous ignorions, et bien entendu les départs pour La Paz se font depuis le nouveau terminal, à l'autre bout de la ville. Nous prenons donc un micro pour nous y rendre. Ca aussi c'est un sport, mais nous arrivons à bon port en à peine 15 minutes. Les billets de bus cama (avec sièges hyper inclinables) nous coûteront 80 bolivianos par personne (8€) pour un trajet annoncé de 10h. 



Au menu ce soir : saucisson aux noisettes (emporté avec nous depuis le départ), crackers en guise de pain et biscuits secs au miel (spécialité de Potosi apparement). Hum direz-vous. Sauf que le saucisson a pris un petit coup de chaud, nous le mangeons quand même. Première erreur de voyageurs en mal de gastronomie française...

Vendredi 1er avril, nous flânons dans la ville et en profitons pour découvrir l'artisanat bolivien. Nous visitons également le couvent Santa Teresa. Le bâtiment est certes très joli, mais c'était la visite de trop pour nous. Cependant, nous apprenons beaucoup de choses sur le quotidien des soeurs de l'époque et c'était pas très funky. Lassés de la cuisine bolivienne, et surtout du poulet frit que l'on trouve (et que l'on sent surtout) à tous les coin de rues, nous retournons à El Fogon où nous pouvons manger des choses plus légères et même des plats français (non testés). Nous nous rendons ensuite en taxi au nouveau terminal où nous dénichons notre repas du soir : des M&Ms. Léger. Encore la faute au saucisson noisettes.

Le bus part à l'heure, même 5 minutes avant, ce que font remarquer certains passagers au chauffeur et heureusement car une poignée de badauds monteront en marche entre le quai et la sortie de la gare. Nous voici partis en direction de La Paz, la capitale de la Bolivie. C'est après 8h de trajet (contre 10h annoncées) , quelques hauts le coeur et un froid de canard que nous débarquons à la gare routière de La Paz à 4h35 du mat'... Grr! Nous finissons la nuit sur un banc de la gare après avoir sorti notre panoplie anti-froid. Une fois le jour levé nous choppons un taxi escroc qui nous dépose à l'hotel où nous finissons encore la nuit, mais au chaud cette fois.

Nous partons en milieu de journée visiter la ville. Même punition qu'à Potosi côté circulation, même codes, même jungle urbaine. Ceci dit, comme Potosi, la ville a un charme certain. Dans quelques quartiers (presque toute la ville on dirait en fait) les rues sont prises d'assaut par les marchés, des centaines, voire des milliers de cholitas sont assises dans les rues et vendent fruits et légumes aux riverains. Parfois des stands un peu plus curieux genre stand de mouchoirs et papiers toilettes et même des stands de poisson frais étendus à même la table en plein soleil et à hauteur des pots d'échappement. Douteux. Les reliefs de la ville sont surprenants. De certains coins de rues nous apercevons les quartiers les plus hauts, de véritables montagnes à eux seuls. Il faut aussi dire que La Paz est entourée de montagnes qui en font un des attraits principaux pour les touristes en quête de trek en tout genre. Pour nous ça sera du repos et des balades urbaines afin de vraiment découvrir le coeur de la ville. Ici encore le souffle se fait court et les reliefs incessants de la ville nous fatiguent rapidement mais les hauteurs de la ville en valent vraiment la peine.

Sur l'avenue principale nous tombons sur un carnaval, des centaines de boliviens déguisés défilent en chanson. Dans les quartiers plus excentrés, où la circulation se fait plus rare, nous pouvons profiter pleinement des richesses de la ville et de la gentillesse des citadins. Depuis notre arrivée en Bolivie nous avions constaté que les boliviens n'étaient pas forcément très souriants au premier abord, mais une fois le contact établi par un simple hola ou une question d'orientation et leur visage s'illumine et ils sont toujours plein de bonne volonté pour t'aider - quitte à t'indiquer la mauvaise direction, et ça c'est quand même un peu chiant mais bon, c'est comme ça, on est pas pressés. Mais nous trouvons quand même le chemin (bien pentu) du mirador Killi Killi d'où nous avons une vue plus qu'impressionnante sur La Paz. Toutes ces petites maisons en briques rouges qui s'appuient les unes sur les autres pour atteindre les plus hauts sommets de la ville nous rappellent les favelas du Brésil. Ici il s'agit des quartiers les plus populaires, le dénivelé et les 4000 mètres d'altitude ayant sûrement été déterminants dans ce choix.








Notre envie de retrouver de la nourriture que l'on connait et qui commence à nous manquer nous a conduit dans un resto à sushis! C'est aussi ça l'intérêt des grandes villes : tu trouves de tout, même en Bolivie! Le second soir nous finissons dans un steak house du centre... Le resto est rempli de gringos et les serveurs - boliviens - te répondent en anglais même quand tu leur parles en espagnol... Et en plus, on finit avec des cheeseburgers puisqu'il n'y a plus les bons et gros morceaux de viande désirés. Mauvais choix. Du coût le dernier soir nous nous rabattons sur un petit resto bolivien qui ne paie pas de mine mais qui ne nous décevra pas. Nous commençons à nous réconcilier avec la cuisine bolivienne. De retour à l'hotel nous remballons notre sac car nous prenons l'avion à 10h25 le lendemain matin. Puis le réceptionniste frappe à la porte, quelqu'un veut nous parler à l'accueil. Ah bon? Il s'agit en fait d'une personne de l'agence où nous avons acheté les billets, notre vol est reporté à 16h45 (mais pas sûr, à faire confirmer quelques heures avant ou on peut l'annuler) car l'aéroport de Rurrenabaque est innondé et donc impraticable. Déjà on se dit que ça promet niveau temps... Bon OK, on attendra, on a vraiment envie d'y aller.

Du coup mardi matin nous nous rendons dans différents musées : musée de la Costumbrista, musée de l'Or et la Casa Murillo. Nous mangeons une bonne pizza et allons à l'agence vérifier si notre vol est confirmé. Confirmé! Direction l'aéroport de la Paz en taxi. L'aéroport se trouve dans les hauteurs de la ville et nous traversons le quartier d'El Alto pour nous y rendre, la vue est encore une fois époustouflante et donne l'impression que la ville est immense.



Nous arrivons en avance à l'aéroport, le temps de déguster du Turron (on est vraiment en manque) et nous voici prêts à embarqués pour l'Amazonie...