samedi 28 mai 2011

Bilan Chili

Période de séjour : du 3 mai au 14 mai 2011 soit 12 jours
Dès notre passage à la frontière on se rend compte que le Chili est différent des autres pays traversés jusqu'à présent, les contrôles sont plus stricts et l'accent chilien est complètement différent, nous avons eu beaucoup de mal à comprendre, ce qui nous a valu quelques moqueries de certains chiliens (mauvais point). Nous ne sommes pas restés très longtemps et n'avons visité que 3 villes dont 2 grandes villes donc notre point de vue est très subjectif et ne doit certainement pas s'appliquer à l'ensemble du pays. Notre bilan est plutôt mitigé... Nous avons été charmés par le village de San Pedro de Atacama, surpris par la capitale Santiago et légèrement déçus par Valparaiso. La culture nous a paru très différente des pays voisins et parfois très "américanisée". La vie nous a semblé chère (certes toujours moins chère qu'en France mais quand même) et les chiliens pas toujours très accueillants, heureusement que notre rencontre avec Alejandra, notre hôte couchsurfing de Valparaiso, a su nous donner une image différente des chiliens. D'un autre côté le pays est très moderne, propre et pour ce qui est de Santiago et Valparaiso malheureusement nous y avons retrouvé les mêmes inconvénients que chez nous : violence, stress, anonymat, etc. Ceci étant dit le Chili restera une étape positive du voyage avec de  belles rencontres, de très bons moments partagés et bien sûr du plaisir pour les yeux!


Les transports sont chers mais de bonne qualité, nous n'avons fait que 2 longs trajets à travers le Chili et sinon nous avons découvert avec un certain plaisir le métro Santiaguino car il est français! Cocorico!! Les rames sont similaires au métro parisien du coup on se sentait un peu dans notre faune à nous (mais en version espagnole...). Ah oui, dans les bus ils sont très à cheval sur le port de la ceinture de sécurité (on avait plus l'habitude). Ah oui encore, au Chili les automobilistes laissent passer les piétons... (et ÇA on avait vraiment plus l'habitude, aaah le civisme ça a du bon quand même...).

La nourriture est bonne, voire très bonne, tu trouves de tout, du completo (hot dog arrosé de mayonnaise et de guacamole pour 3€) au ceviche (poisson cru mariné au citron pour moins ed 10€) en passant par de la bonne viande, du vin et du pain qui croustille! (qui a dit cocorico encore?). Santiago a marqué un tournant dans notre régime alimentaire de voyageurs (alors eux... rien que ça!), on s'est offert notre premier barbecue avec de la viande d'une tendresse et d'un fondant à tomber (pas vrai Jeanne?) et une tartiflette au fromage chilien pas si chilien que ça (hein Jeanne? encore). Durant notre séjour chez Alejandra nous nous avons pris plaisir à manger végétarien accompagné, toujours, d'un bon vin.

Les activités ont surtout été citadines, donc beaucoup de marche à Valparaiso, le Musée à Ciel Ouvert, la maison de Pablo Neruda, le funiculaire. A Santiago nous avons aimé nous poser dans un parc, déambuler dans les quartiers artistiques de la ville et surtout profiter des soirées terrasses à l'auberge! A San Pedro de Atacama nous avons pu admirer les geysers del Tatio à l'aube, un bon moment et l'excursion nous a coûté environ 20€ chacun. Seul petit regret, ne pas avoir eu le temps de visiter les vallées de la lune et de la mort et du coup ne pas avoir pu refaire du sandboard...


Le Chili en chiffres ça donne ça :
- 27h de bus
- 3 jours de couchsurfing
- 1 jeans et 1 ceinture oubliés à Santiago
- 300000 pesos chiliens (waouh les oufs!!)
- quelques heures passées sur une terrasse de la Plaza de Armas à Santiago

Ce qu'on a le plus aimé :
- on va se répéter mais notre séjour à Santiago (et surtout le barbec')
- nos retrouvailles avec le couchsurfing
- le village de San Pedro et sa tranquilité
- les geysers del Tatio

Ce qu'on a le moins aimé :
- le mauvais temps en arrivant à Valpo, renforçant son côté industriel et portuaire et son centre ville
- les "taxes surprises" de 10% au resto (le pourboire)

jeudi 26 mai 2011

Valparaiso

Nous arrivons à Valpo (pour les intimes, ou les feinéants) le mardi 10 mai en début d'après-midi. Le trajet depuis Santiago n'a duré que 1h30, nous arrivons donc en forme mais le temps n'est vraiment pas terrible, il fait très gris et surtout il caille! Et nous qui espérions enfin nous baigner dans le pacifique... Nous laissons nos sacs à la consigne de la gare jusqu'en début de soirée où nous retrouvons notre hôte, Alejandra qui a fait l'exception de nous accueillir en semaine. 


Nous partons donc à pieds découvrir cette ville au 42 collines, à commencer par le quartier "plat" de la ville très agité et marchand mais pas très charmant. Nous continuons vers le Cerro Concepcion qui nous familiarise déjà plus avec le côté si atypique de la ville : des maisons colorées et des graffitis à gogo, les rues sont pleines de charme.





19h30, nous retrouvons Alejandra qui est accompagnée de Bertrand, un autre couchsurfeur français, nous dînons tous chez elle et passons une soirée très agréable à parler musique, Chili et France! Alejandra vit au 19e étage d'un immeuble récent, pas très "typique" de Valparaiso, mais elle a une vue imprenable sur l'ensemble de la baie.




Le lendemain nous longeons la baie depuis le pied du Cerro Placeres, où vit Alejandra, nous longeons la plage, l'unique ligne de métro de la ville et nous croisons même des loups de mer, tranquillement installés sur un "on ne sait quoi" en ciment... Atypique!




Puis nous grimpons le Cerro Bella Vista, parcourons le Musée à Ciel Ouvert qui compte plusieurs frisques géantes à apprécier en flânant dans les rues pentues du cerro. 






La visite nous mène ensuite jusqu'à la maison de Pablo Neruda sur le cerro voisin, et oui Valparaiso était aussi la ville de résidence principale de l'écrivain.



Le soir venu nous retrouvons Alejandra et Bertrand pour une deuxième soirée bien sympathique, toujours autour d'un bon repas et de conversations intéressantes.

Alejandra nous a proposé de nous héberger une nuit supplémentaire, nous avons donc une journée entière devant nous. Pour notre dernier jour nous visitons le quartier du port puis prenons un des rares funiculaires en fonctionnement pour admirer la vue sur l'ensemble de la ville et de sa baie.



Vue sur le port et la ville




Nous poursuivons jusqu'au Cerro Alegre où là encore l'ambiance est très sympa et les rues colorées à souhait! 






Puis nous passons par le Jumbo, un supermarché où l'on trouve de tout mais surtout un excellent pain et des plateaux de fromages! Nous décidons de s'offrir une dernière soirée très "française" en compagnie d'Alejandra et Bertrand.


Finalement Valparaiso ne nous aura pas tant séduit... Peut être que nous en attendions trop, peut être que le temps grisâtre aura eu raison du charme de la ville, quoi qu'il en soit ne repartons avec un petit "mouais"  en tête. Malgré cela nous avons tout de même passé de très bons moments et nous gardons quand même une image positive de la ville. Un grand merci à Alejandra pour sa gentillesse et sa joie communicative!


vendredi 20 mai 2011

Santiago du Chili

En débarquant du bus à Santiago on est moyennement séduits, le temps est gris et l'idée de se retrouver dans une grande ville ne nous emballe qu'à moitié mais nous lui donnons quand même une chance avant de rejoindre Valparaiso. A la sortie du bus nous faisons la connaissance de Jeanne, une bretonne qui voyage depuis 6 mois en Amérique du Sud et pour qui Santiago marque la fin du trip, elle repart dans deux jours en France. 

Nous nous mettons ensemble à la recherche d'une auberge. Après deux hotels plus que glauques nous finissons à l'Hostal Plaza de Armas en plein centre de Santiago. L'auberge a vraiment de l'allure et à peine à la réception on s'y sent déjà bien. Du coup ca sera dortoir, le Chili c'est cher, mais finalement Santiago s'annonce bien!

Nous prenons le temps de visiter la ville et de flâner, car Santiago compte tout de même quelques quartiers qui valent le détour comme Bella Vista ou Bellas Artes.

Notre mal de nourriture francaise se faisant grandissant nous décidons avec Jeanne de profiter de la cuisine de l'auberge pour se faire une bonne tartiflette, Raksa y mettra tout son coeur. Du coup quelques nez sont attirés par l'odeur et nous rajouterons avec plaisir un couvert pour Pouya, un homme d'affaires canadien préférant les auberges aux grands hôtels, pour justement partager ce genre de moment. Nous qui commecions à être en sérieux manque de soirée entre amis nous passons une soirée très agréable, nous rechargeons doucement nos batteries.



Dimanche 8 mai nous nous rendons au Cerro San Cristobal qui nous offre une vue légèrement brumeuse sur la ville. Santiago se trouve dans une "cuvette" entourée de montagnes du coup la pollution stagne au dessus de la ville...

Puis nous visitons avec plaisir Bella Vista, le quartier de la nuit par excellence, sauf que dimanche après-midi c'est plutôt calme mais nous n'en sommes pas moins séduits car les murs des maisons et boutiques sont couverts de graff' et peintures multicolores.


Vue sur le Cerro San Cristobal depuis Bella Vista


Nous retrouvons Jeanne en fin de journée pour préparer son dernier repas en Amérique du Sud. Au menu barbecue! Accessoirement c'est aussi notre 1er barbecue depuis le début du voyage. Un barbecue, une terrasse, une vue imprenable sur la place centrale de la ville, une bière, bref,on a l'impression d'être un peu chez nous et c'est bon!  


A ce moment là nous nous rendons compte que la réussite d'un voyage aussi long c'est aussi ca, réussir à se sentir chez soi à l'autre bout du monde. Pour le coup c'est misson accomplie.

Lundi nous laissons partir Jeanne avec un peu de nostalgie, mais nous l'envions secrètement car dans quelques heures elle retrouvera tout son entourage. Pendant deux jours c'était intéressant de partager avec elle ses impressions de "fin de voyage", pendant un instant on s'est projetés 10 mois plus tard... Mais il nous reste encore tant de choses à voir et à découvrir que nous prenons nos maux en patience!

Nous finissons notre séjour à Santiago tranquilement à la maison l'auberge à profiter de la terrasse avec Pouya et deux autres francais qui nous font profiter de leur talent de musiciens en  grattant quelques tubes sur leurs guitares

La Plaza de Armas depuis la terrasse du l'auberge

Encore un bon moment au compteur. Nous qui n'attendions pas grand chose de Santiago et bien finalement elle se sera révélée comme une véritable "étape" pour nous, celle du plaisir. Donc un grand merci à tous ceux qui y ont contribué!

mardi 17 mai 2011

San Pedro de Atacama

Avant même de quitter le Pérou pour le Chili nous savions que le trajet allait être plus galère que tous les précédents. Et ca n'a pas loupé... Nous réservons nos billets pour le bus de nuit du lundi 2 mai pensant que le trajet dure environ 7h. Sauf que NON, il dure en réalité 5h30! Non débarquons donc à la gare routière de Tacna (ville frontière avec le Chili) à 3h du mat' (on aime) où nous sommes obligés d'attendre quelques heures que les premiers colectivos nous fassent traverser la frontière qui ouvre vers 5h30. Nous bataillons pour trouver un bus collectifs et non un taxi collectif car nous n'avons plus que 27 nuevos soles en poche et le taxi c'est 20 soles par tête... Petit moment d'angoisse jusqu'à ce que Raksa trouve un guichet bien caché des touristes pour les bus colectivos à 10 soles par personne. Enfin nous partons pour la traversée de la frontière, contrairement à toutes les frontières qu'on a traversé jusqu'à present au Chili ils sont plus chiants sérieux. Nous avons le droit aux chiens qui reniflent chaque personne, chaque sac et même le bus dans les moindres recoins. Heureusement aucun problème avec notre bus, c'est toujours la crainte car s'il y a un problème avec un des passagers tu peux facilement perdre 2 heures. Le colectivo nous dépose ensuite à Arica au Chili où nous espérons sauter dans un bus vers San Pedro.  Et là c'est la douche froide. Les bus pour San Pedro ne partent que de nuit, à 21h30. Il est 10h du mat'. Nous passons donc la journée à Arica, la tête en vrac, à attendre avec impatience notre 2e nuit de bus, youpi! Nous n'avons pas tellement envie de visiter, Arica n'a que très peu d'intérêt, nous squattons donc le wifi du McDo tout l'après-midi. 21h30, nous prenons enfin notre bus.

36h après notre départ d'Arequipa nous arrivons enfin à San Pedro. Le village est calme et a beaucoup de charme. On s'y sent déjà bien. Nous posons nos sacs à l'Hostal Sonchek, un havre de paix.



Nous décidons de nous reposer et de préparer la journée du lendemain, au programme, visite des geysers du volcan El Tatio le matin et vélo et sandboard dans la vallée de la mort.

L'agence vient nous chercher à 4h du matin pour arriver aux geysers au lever du soleil lorsque la différence de température est plus importante (il fait -4° à notre arrivée) et le spectacle d'autant plus impressionant.




De retour à l'auberge vers 12h30, nous déjeunons et nous reposons un peu avant d'aller louer les vélos pour la vallée de la mort. La fatigue était trop grande, Prisca réouvre les yeux à 17h... Pas de vélo, pas de sandboard et surtout pas de vallée de la mort. Nous reprenons le bus le lendemain à 14h.

San Pedro fut une étape reposante, la ville est agréable pour flâner dans ses petites rues presque piétonnes vu le peu de circulation (et donc de bruit). Malgré son aspect très touristique le village a tout de même un air intimiste où, selon nous, on se sent facilement chez soi.


























... et toutes les autres photos...

lundi 16 mai 2011

Bilan Pérou


Période du séjour :
du 13/04/11 au 02/05/11 soit 19 jours


Notre arrivée au Pérou n'est pas très dépaysante, beaucoup de choses sont similaires à la Bolivie. Cependant nous remarquons très vite qu'ici le tourisme tient une place très importante dans l'économie du pays et cela se ressent (et s'entend) à tous les coins de rues un peu touristiques.
Nous arrivons au début de l'hiver, la saison des pluies étant terminée (assez importante cette année), nous découvrons avec plaisir un Pérou verdoyant en arrivant par la Bolivie et jusqu'à Cuzco. Le trajet jusqu'à Lima nous dévoile une nouvelle face du pays, désertique et aride. Lima a éte une (bonne) surprise pour nous, mais face à une telle urbanisation et mordernité en parfaite opposition avec la précarité et le traditionalisme de certaines villes, il est assez troublant de se dire qu'il s'agit bien du même pays. Puis l'heure de notre rencontre avec le désert et ses dunes de sable à perte de vue dans la région d'Ica. Un délice. Et enfin Arequipa, ses volcans et son canyon. Une diversité bluffante et une population acceuillante.
Petit bémol, comme en Bolivie, la population n'est quasiment pas sensibilisée aux problèmes écologiques et on trouve des détritus un peu partout et même sur certains sites touristiques (et contrairement à ce qu'on pourrait penser ce ne sont pas les touristes les plus indisciplinés, veridique!). C'est un peu dommage qu'une terre si riche en diversité soit entâchée par des montagnes de déchets...

Les transports sont assez semblables à la Bolivie, quoique la qualité des bus est un peu meilleure. Les trajets sont plutôt longs car très peu de voies rapides et pas mal de routes de montagnes, mais les routes sont de bonnes qualités. En ville les colectivos sont tous équipés de rabatteurs hurlant les destinations par la fenêtre, les ticos (mini taxi) n'ont pas de compteur et n'hésitent pas gonfler les prix en voyant ton sac à dos-maison (facilement dégonflables avec un "¿Como 6 soles? ¡No, no! No màs de 3 soles hasta el centro! 3 soles mejor que nada, ¿no?"). On a aussi dû apprendre à jouer des coudes aux guichets de compagnies de bus, ici la queue c'est pas derrière le client servi mais tout autour de lui le long du comptoir et le premier qui parle à gagner. Il a aussi fallu apprendre à se retenir de hurler (ou pire) sur les doubleurs.

La nourriture est un peu plus variée qu'en Bolivie mais rien de renversant à part le ceviche (poisson cru mariné dans du jus de citron). Nous avons aussi découvert et apprécié la chicha morada, les restos chinois génereux et pas chers, le fromage et le inka cola (sorte de Coca Cola national, plus sain que le Coca soit disant et de couleur jaune vif). Nous avons aussi trouvé du cochon d'Inde grillé sur la plupart des cartes (avec photo bien sûr beurk, pas testé sorry!)

Côté activités on a pas chômé, beaucoup de visites et de marche, du sandboard, du buggy, du bateau et même du repos à Cuzco (intense). "LA" grande attraction du Pérou c'est le Machu Picchu. C'est ce qui nous a coûté le plus (financièrement et physiquement aussi, 1700 marches pour accéder au site les amis hein!) mais ca valait vraiment la peine. A 12h, lorsque la vague de touristes arrivés à l'ouverture s'en est allée, on a eu l'impression d'être oubliés sur les hauteurs des terrasses ensoleillés avec nos amis lamas et alpagas... Trop bon.

Le Pérou en chiffres ca donne ca :
- 48h30 de bus (notre record par pays)
- 1700 marches de tailles irrégulières avant d'accéder au Machu (oui on est fiers haha)
- 1 tourista (inévitable direz-vous)
- 4700 nuevos soles (on a LARGEMENT dépassé le budget prévu, ¡pas bien! va falloir rattrapé ca maintenant...)

Ce qu'on a le plus aimé :
- notre rencontre avec le désert, ses dunes de sables et notre permière expérience de glisse, à réitérer sans aucun doute
- une nourriture plus variée et surtout des desserts!
- le Machu Picchu
- la vie citadine à Lima

Ce qu'on a moins aimé :
- les déchets et parfois le manque de civisme
- la ville d'Aguas Calientes, éviter d'y séjourner
- la pollution auditive...

mardi 10 mai 2011

Arequipa et la vallée de Colca

Nous arrivons à Arequipa le matin du 26 avril, comme d'habitude nous posons nos sacs à l'auberge, prenons une douche (toujours bien agréable après une nuit du bus) et partons visiter la ville. Arequipa est la deuxième plus grande ville du Pérou après Lima mais elle a l'avantage d'avoir une taille plus humaine. Ici pas de hauts immeubles mais toujours autant de circulation et de fanatiques du klaxon. La "ville blanche", entourée de volcans, a beaucoup de charme, nous commençons la visite par le marché (on adore ça) où les étales de fruits et légumes sont spectaculaires, une vraie oeuvre d'art. 



Toutes ces couleurs et odeurs nous ouvre l'appétit, nous nous installons à un petit stand et dégoustons une des spécialités locales : le rocoto relleno (poivron farci à base de viande de boeuf et condiments), la pastel de papa (gratin de pommes de terre) et le ceviche (poisson cru mariné dans du jus de citron accompagné d'oignons rouges émincés). 






Un régal qui nous coûte la modique somme de 3€ à deux, le marché c'est toujours idéal pour bien manger et pas cher.

Arequipa est aussi le point de départ de nombreuses excursions vers le canyon et la vallée de Colca. Nous nous mettons donc en quête d'une agence pour partir le lendemain matin. Comme nous sommes plutôt en petite forme nous oublions le trekking de 3 jours à raison d'environ 10 heures de marche par jour. Nous partirons donc pour 2 jours visiter la vallée de Colca avec Colonial Tours.

En fin d'après midi nous nous posons sur le toit-terrasse de l'auberge et admirons le coucher de soleil sur la ville.




Le lendemain nous partons donc vers la vallée de Colca avec un petit groupes de touristes et Irene, notre guide polyglote, super dynamique et rigolote. Un trajet de 3h jusqu'au village de Chivay, où nous passerons la nuit, rythmé par de nombreux arrêts pour observer lamas, vicuñas, alpagas et de nombreux points de vues à travers la réserve. 




















Arrivés à Chivay c'est l'heure de l'almuerzo, sauf que le tour a prévu de déjeûner dans un restaurant touristique où le menu est un peu cher. Nous sommes entrés en phase purement économe et décidons d'aller déjeûner dans un autre resto où nous payons 4 fois moins cher. L'après-midi nous allons faire une petite randonnée au coeur de la vallée et visitons quelques ruines pré-incas. 






Ensuite nous nous rendons sur un site d'eaux thermales qui a beaucoup moins de charme que celui de Bolivie car il s'agit ici de piscines au fond bleu comme on les connait chez nous et non des piscines naturelles. Le moment est agréable mais de courte durée car l'eau à presque 40° est finalement trop chaude pour nous ("alors eux...").

Le soir nous rentrons un peu dans le moule et allons dans un resto avec le reste du groupe, c'est repas et danse folklorique! Entre deux bouchées de spaghetti Raksa se fait entrainer par une danseuse péruvienne, c'est parti pour la danse de la malaria! Il doit reproduire la chorégraphie démontrée par le couple de danseurs quelques minutes auparavant. La danse représente un couple dont l'homme attrappe la malaria en mangeant une orange (à priori les péruviens ont longtemps pensé que la malaria était causé par le fruit) puis la femme le guérit en lui mettant la tête sous sa jupe. Et oui! Nous finissons la soirée par une danse collective à l'initiative d'Irene, moment drôle et agréable.

Le lendemain, une fois remis des émotions de la veille nous partons vers la Cruz del Condor où nous aurons la chance de voir de nombreux condors voler au dessus de nos têtes, ces oiseaux peuvent mesurer jusqu'à 3 mètres d'envergure. Impresionnant. 




C'est ensuite l'heure du retour vers Arequipa, nous faisons quelques arrêts dans les villages de la vallée, notamment dans le village de Maca où nous goûtons une boisson à base de cactus, plutôt acide mais très rafraîchissante. 




De retour à Arequipa nous nous offrons deux jours de repos et continuons la visite de la ville, dont le fameux monastère Santa Catalina, à deux pas de l'hôtel. Le monastère est tellement grand qu'on dirait une mini-ville dans la ville, avec ses noms de rues, ses toîts-terrasses et ses places. L'endroit est vraiment beau et les murs, bleus, rouges ou blancs en font tout son charme. 






Nous clotûrons la visite d'Arequipa par le mirador de Sachaca (et oui encore un) d'où nous avons une superbe vue sur toute la ville adossée au volcan Misti.


vendredi 6 mai 2011

Laguna de Huacachina : première rencontre avec le désert

Huacachina. Le désert. Des dunes de sable à perte de vue. On a attendu ça depuis si longtemps. Nous y voilà enfin! Nous ne passons qu'une journée dans ce petit oasis mais nous comptons bien en profité. Nous arrivons le 26 avril au soir et nous installons à l'Hotel del Barco, ambiance bien sympathique avec déco originale, petite piscine, restaurant aux murs et plafonds recouverts de messages de visiteurs et jeux de société à disposition.


De la terrasse du resto, qui donne sur la lagune, nous pouvons apercevoir les courbes des dunes immenses qui entourent la ville. Vivement demain!

Au réveil on est comme des gamins. Excités de voir le désert pour la première fois, nous prenons le petit déjeûner au bord de la lagune en admirant les dunes de sables où les premiers sandboards glissent déjà. 





Nous ne perdons pas de temps et réservons un petit tour en buggy sur les dunes et les fameux sandboards! A 10h le buggy vient nous chercher, c'est parti! 




C'est loin de ce qu'on s'imaginait. Enfin même pas sûr qu'on ai eu le temps de s'imaginer quelque chose... Le buggy fonce à toute allure sur les dunes, les courbes, les versants, c'est le "train de la mine" au Sahara. Des sensations inédites et exceptionelles. Un peu de peur par moment (quoi, y a pas que Prisca qui a peur...) mais ça fait monter l'adrénaline! En arrivant sur le haut des dunes tu as toujours peur qu'il y ai un autre buggy en face, ici pas de sens de circulation et le buggy fait un tel bruit qu'on ne risque pas d'entendre l'autre venir. Heureusement pour nous nous ne croisons pas de buggy en haut des dunes mais des descentes presques verticales à certains moments (non non on exagère pas). Un régal.




Nous nous arrêtons ensuite en haut d'une dune afin d'effectuer notre première descente. Notre baptême de glisse à tous les deux. Premier essai pour Raksa assez concluant. Pour Prisca un peu moins, le deuxième sera le bon. 




Nous ferons trois descentes (après chacune il faut remonter la dune, c'est crevant) dans un décor à couper le souffle et une chaleur étouffante, désertique quoi. 




Nous n'avions réserver que pour 1h, nous remontons à bord du buggy et refaisons un petit tour bien agité. On est fans. Nous n'en avons pas eu assez alors l'après-midi nous relouons une planche au pied des dunes pour 3 nuevos soles de l'heure et repartons surfer quelques dunes. Bon OK c'est un peu prétentieux parce qu'on est vraiment pas des experts mais les sensations et l'envie sont bien là! On pense déjà à la prochaine fois qu'on en fera...

Notre passage à Huacachina a été court mais vraiment agréable, il règne une ambiance très peace et jeune dans ce petit oasis. C'est la tête et le corps remplis de sensations et d'images nouvelles que nous prenons un tico (tout petit taxi) en direction de la gare routière (encore et toujours!)


La vidéo...



Laguna de Huacachina - Pérou from Yksor on Vimeo.


... et toutes les photos!


mardi 3 mai 2011

De passage à Lima

En arrivant à Lima on ne sait pas trop à quoi s'attendre, nous avons hésité à venir car nous avons eu des échos plutôt négatifs, en plus le trajet Cusco-Lima dure 22h et nous ne devons y rester que deux jours. Et bien finalement nous sommes agréablement surpris. Lima c'est vraiment la Ville (oui oui avec un grand V) et ça nous fait du bien! C'est aussi la toute première fois que nous voyons l'océan pacifique. 




Lima, "la ville des rois", capitale du Pérou, est une ville côtière où il y a des plages, des falaises, des surfeurs, un centre ville à l'architecture coloniale, Burger King, un quartier chinois animé, multitude de restaurants, enfin la liste est longue. La ville est immense, aussi grande et peuplée que toute l'Ile de France, en deux jours nous n'avons clairement pas le temps de tout visiter, nous optons donc pour le quartier de Miraflores, où nous résidons (Explorer's House, guesthouse très agréable à l'ambiance familiale tenue par Eva), et le centre ville. 

Miraflores c'est le quartier chic et résidentiel de la ville avec des maisons comme dans Melrose Place, des rues propres et animées. Nous longeons la côte où se trouve le Parc de l'Amour où autour de la statue d'un couple enlacé se trouvent des bancs en mosaïque nous ramenant directement au parc Güell de Barcelone... 




Puis nous revenons par le centre de Miraflores où s'alignent boutiques, supermarchés, cafés, restaurants chic et fastfood, tout ce qui était inexistant de notre quotidien depuis plusieurs semaines. On apprécie.

Le lendemain matin nous prenons un colectivo jusqu'à la Plaza Mayor où les couleurs et l'architecture nous font vraiment penser à l'Espagne. 




Nous longeons la rivière Rimac qui nous amène au pied du quartier du même nom où guides et locaux nous ont déconseillé d'aller. 



Nous nous redirigeons vers les rues piètonnes et leurs boutiques avant de nous diriger vers le quartier chinois où nous nous régalons et retrouvons des saveurs que nous aimons tant, la poitrine de porc croustillante (chancho asado) et des bouchées vapeur aux crevettes. Nous essayons pour la première fois une des boissons nationales du Pérou la chicha morada, boisson rafraîchissante à base de maïs violet que l'on fait bouillir avec de la cannelle, de la peau d'ananas et du sucre. Raksa adore!





Nous sommes sur la Plaza San Martin quand nous faisons la connaissance de Roland qui travaille pour les hôtels Marriott et vit entre New York et Lima, et qui nous fera visiter la ville en quelques phrases depuis cette même place.



Mais comme nous voulons quand même visiter la ville avec nos yeux nous continuons notre balade et donnons rendez-vous à Roland le soir même. Nous allons faire un tour au marché Polvos Azules pour trouver un filtre polarisant pour l'appareil photo de Raksa mais contrairement à ce qu'on a lu les prix ne sont pas très intéressants. On a l'impression d'être au MBK de Bangkok, on trouve de tout et n'importe quoi, et écrans géants et décibels se mêlent dans un parfait chaos.

Le soir venu nous retrouvons Roland dans le centre de Miraflores, après une pause Starbucks il nous emmène dans un de ses fastfood préféré, près du Parque Kennedy, où nous mangeons d'énormes hamburgers pour si peu cher! Nous traversons également un petit marché artisanal devant l'église du quartier. Nous finissons la soirée à discuter voyages, billets tour du monde, New York, Cambodge, Ipad, Pérou, etc... 

Nous ne regrettons pas du tout d'être venus à Lima et finalement nous regrettons même de ne pas y être restés un peu plus longtemps mais d'autres aventures nous attendent ailleurs...