jeudi 29 septembre 2011

Food report : Japon

Parce que nous aimons manger, parce que nous aimons le Japon et surtout parce que NON, les Japonais ne mangent pas QUE des sushis. Ils mangent aussi ça...


Côté salé


Natto
Haricots de soja fermentés et pointe de moutarde, peut se manger en accompagnement du riz au petit déjeuner


 Sushis bar (pas besoin de détails hein)



Karé
Curry japonais


Kitsune udon et tempura
Soupe de poisson avec nouilles et beignet de crevette


Sashimis
Tranches de poisson cru et ici pinces de crabe et noix de Saint-Jacques en plus, une merveille préparée par le père de Mizuki notre hôte couchsurfing de Kofu (arigato gozaimashita!)



Chirashi
Tranches de poisson légèrement frit à l'extérieur et cru à l'intérieur sur du riz mariné et algues séchées... miam!



Chirashi classique donc cru


Takoyaki
Petits beignets de poulpe arrosés de sauce soja, mayonnaise, herbe et gingembre (Raksa en cuisine à l'auberge de Kyoto)


Okonomiyaki
Entre la crêpe, la pizza et l'omelette grillée qui contient souvent du chou et parfois viande ou poisson, ici un specimen original "français" avec du fromage de chez Mr Young Men à Kyoto, on recommande



Katsudon
Bol de riz surmonté d'une tranche de porc pané puis cuite avec un oeuf battu


Dans la même lignée que le katsudon mais avec du fromage à l'intérieur (on a oublié le nom)

Côté sucré


Frappé
Glace pilée arrosée de sirop de melon


Glace au thé vert (connait pas le nom japonais sorry!)


Daifuku
Patisserie composée d'un mochi à l'extérieur (préparation à base de riz gluant) fourré d'anko (pâte de haricots rouges sucrés)



Taiyaki
Signifie "dorade cuite", d'où la forme de poisson, c'est un gateau fait de pâte à gaufre et fourré d'anko


Nous avons goûté tous ces mets, parfois aimé, parfois moins, mais une chose est sûre : 10 jours c'est insuffisant pour goûter à toute la cuisine japonaise que nous avons trouvé très variée et raffinée. Et "itadakimasu" (bon appétit) bien sûr!

Tokyo

De retour à Tokyo prêts à profiter de la capitale nippone à pleines dents! Nous retrouvons Kenji, notre hôte couchsurfing, à la station Akihabara, déposons nos sacs chez lui, faisons la connaissance de sa femme Yasue puis Kenji nous propose d'aller ensemble se promener dans le quartier d'Asakusa. Nous visitons le temple bouddhiste Senso-ji et les rues environnantes avant de retourner vers Akihabara, le quartier de l'électronique et des costplayers où nous mangeons un morceau.



Le lendemain, Kenji et Yasue nous apprennent qu'il y a eu une secousse tôt ce matin et semblent inquiets de notre réaction. Sauf que nous avons dormi comme des gros bébés et n'avons rien senti. Et c'est peut être mieux ainsi car on aurait peut être paniqué... Les tremblements de terre font vraiment partie du quotidien des Japonais, heureusement ils ne sont pas tous aussi forts et désastreux que celui du 11 mars dernier mais pourtant ils surviennent presque quotidiennement, Kenji nous montre un site internet répertoriant tous les séismes du pays, assez surprenant. Face au phénomène les japonais se montrent très calmes et sereins, ils sont préparés et habitués depuis leur enfance, alors qu' en France nous avons des exercices d'évacuation en cas d'incendie à l'école, eux ont des exercices d'évacuation en cas de séisme.

Après un copieux petit déjeuner japonais nous partons visiter le quartier de Shibuya en commençant par Harajuku où l'on trouve de nombreuses boutiques de mode à nous faire tourner la tête et où l'on croise énormémet de monde et quelques ados costplayers (vêtus en personnage de manga, un phénomène au Japon) et lolitas.



Nous nous échappons de celle foule humaine, à quelques pas se trouve le parc Yoyogi qui abrite le temple Meiji, parfait pour une balade au calme avant de rejoindre le Festival Brasil où des musiciens et danseurs vont vibrer la foule sur des airs de samba et des mouvements de capoeira. En quelques notes nous faisons un bon de 6 mois en arrière et revivons un peu le carnaval de Rio. 

Temple Meiji


Nous redescendons à pieds jusqu'à Shibuya où nous observons avec amusement le fameux Shibuya Crossing (passage piéton). 




C'est ici aussi que l'on trouve une statue à l'éfigie du chien Hatchi (oui comme le film), qui sert aujourd'hui de point de RDV à de nombreux tokyoîtes. 





Nous faisons un saut dans un sushi bar typique et pas cher où le poisson est en vitrine et les sushis sont préparés à la commande, sous les yeux des clients et d'une main experte de maitre sushi. Nous rejoignons ensuite Kenji et Yasue chez eux afin de clôturer ce week end autour d'un traditionnel muchiga (thé d'orge japonais), sur rythme de pop japonaise et de récits de voyage.



Lundi 5 septembre nous quittons Kenji et Yasue et nous dirigeons vers notre hotel capsule, une autre expérience japonaise. Nous partons ensuite visiter Ueno, son parc et ses environs en poussant jusqu'à Yanaka.


"Orizuru" confectionnés en cas de maladie pour voir son voeu de longévité exaucé selon la légende des 1000 grues


Nous retournons à Tokyo Station, là où le bus venant de Kawaguchiko nous avait déposé samedi, pour récupérer la veste que Raksa avait oublié dans le bus. D'ailleurs nous saluons l'éfficacité du service des objets trouvés de la compagnie qui a retrouvé la veste dans l'heure suivante. Ah quelle efficacité ces japonais! Nous profitons d'être dans le quartier pour faire un tour au Palais Impérial mais nous sommes lundi et c'est fermé. Alors nous profitons du jardin au milieu de la ville.



En fin de journée nous passons rapidement par Ginza, quartier chic au faux airs new yorkais, puis nous rentrons nous vautrer dans notre capsule.




Le dernier jour nous retournons à Shibuya pour y trainer un peu plus longtemps après avoir récupéré nos visas chinois à l'ambassade. Ca c'est fait et ça nous aura coûté 4000 yen chacun (environ 40€). Shibuya c'est des grands buildings, plein de néons et d'affiches, l'image typique que l'on peut se faire de Tokyo c'est entre autre ici qu'on la trouve. 




On tombe sur un immeuble karaoke. On hésite (deux secondes). On rentre. On paie 140 yen la demi-heure (1€40). On aimeuuuh! Ca fait tellement longtemps que finalement on reste 1h30.

Nous allons ensuite à Shinjuku, l'autre quartier gratte ciel de Tokyo, et faisons un tour au Tokyo Metropolitan Government Tower (possibilité d'y tamponner son passeport en souvenir) d'où on à une vue sur l'ensemble de la ville. Par beau temps on peut même y voir le mont Fuji mais bien entendu aujourd'hui le temps est couvert. Toujours pas de Fuji... 



C'est le coeur serré que nous quittons le Japon le lendemain matin avec la certitude que nous reviendrons un jour. Et devinez ce qu'on a pu voir depuis l'avion?

Fujiyama, nous reviendrons!



Kofu, le mont Fuji et le typhon!

Après un passage éclair à l'ambassade de Chine à Tokyo nous reprenons le train en direction de Kofu, à 1h30 au sud-ouest de Tokyo dans la préfecture de Yamanashi. Le but de notre visite dans cette région est le mont Fuji et nous retrouvons également Mizuki, notre hôte couchsurfing à la gare de Kofu. 

Malheureusement l'escalade du mont Fuji est compromise car un typhon s'apprête à frapper le Japon du côté d'Osaka, du coup dès notre arrivée nous nous retrouvons dans "l'anneau de pluie" du typhon. Nous profitons de notre premier après-midi pour faire connaissance avec Mizuki, d'une extrême gentillesse et simplicité. Nous allons visiter le temple de la ville puis nous allons dîner chez ses parents. 


Quelques prédictions...


Nous passons une excellente soirée "en famille", nous discutons de la France (Mizuki vient d'y passer 2 semaines), des tremblements de terre (ils sont surpris d'apprendre qu'en France nous ne subissons pas ce phénomène), de comment bien manger les sashimis, de nos familles, bref un moment bien agréable où bien sûr Mizuki fait la traduction entre ses parents et nous. Nous avons partagé un repas exquis dont la meilleure assiette de sashimis qu'on ai jamais mangé. 



Etant donné que Mizuki vit dans un petit appartement, ses parents nous proposent spontanément de rester dormir chez eux, nous passons tous la nuit dans la maison familiale.

Au réveil nous avons droit à un petit déjeûner aussi copieux que le dîner de la veille et en prime une petite leçon d'origami.



La région est une grande productrice de pêches et de raisin. Nous sommes un peu en retard pour les pêches et un peu en avance pour le raisin mais c'est sans compter sur la famille de Mizuki et leurs voisins qui nous en ont trouvé. Verdict : délicieux! Il faut savoir qu'au Japon les fruits sont assez chers, voire très chers pour certains, en passant au supermarché du coin nous avons pu le constater : un melon pour 5000 yen (environ 50€).

Ce matin nous apprenons au infos que le typhon a frappé la région d'Osaka et la pluie et le vent sont toujours à l'ordre du jour à Kofu. Nous sommes assez épatés du calme avec lequel les faits sont évoqués, malheureusement le pays est souvent confronté aux typhons tout comme aux tremblements de terre. Du coup pour nous, pas de mont Fuji. Nous sommes vraiment déçus, cela faisait partie des moments forts que l'on attendait mais nous ne pouvons rien contre la météo, cela fait partie des aléas du voyage et nous donne une raison supplémentaire pour revenir. Du coup nous passons la journée avec Mizuki qui nous fait découvrir un des fameux magasins à 100 yen, très courant au Japon, l'équivalent de nos anciens TOUT A 10 FRANCS. Puis nous faisons un tour chez Uniqlo et essayons un mini onsen pour les pieds.

Mizuki nous accompagne au foot onsen


En fin de journée nous quittons Mizuki et prenons un train en direction de Kawaguchiko, point de départ idéal pour l'ascension du Fuji quand le temps le permet, où nous ne faisons qu'une halte dodo, nous reprenons le bus dès demain matin pour Tokyo. Oyasumi! *Bonne nuit!

Kyoto

Kyoto n'est qu'à 45 minutes d'Osaka en train, nous arrivons en fin de matinée à la Khaosan Kyoto Guesthouse et partons aussitôt à la découverte de cette ville aux mille et un temples.

Sur la route du Palais Impérial nous dévorons un chirashi, essayons le jus de fruis au graines de tapioca, découvrons une superbe papeterie japonaise et visitons quelques temples.






Nous passons la soirée à l'auberge où une Okonomiyaki Party est organisée. "C'est quoi cette soirée chelou direz-vous?" Okonomiyaki c'est en fait un plat japonais qui ressemble un peu à une omelette grillée et qui la pluplart du temps contient du chou, de la viande et est surmontée de gingembre, sauce soja et mayonnaise. On y mangera aussi des takoyaki, spécialité de la région, sorte de petits beignets de poulpe, toujours arrosés de sauce soja, gingembre et mayonnaise. Un régal. Raksa s'essayera même au rôle de cuisto d'un soir.

Le lendemain nous visitons le Kinkaku-ji, le temple du pavillon d'or, certainement le plus célèbre de Kyoto. Le temple est entièrement recouvert de feuille d'or et malgré la foule venu visité le site nous sommes plutôt émerveillés face au spectacle.





Nous continuons nos visites par le Ryoan-ji et son célèbre jardin zen. 







Raksa y a été plus sensible, ceci étant le cadre du jardin, semblable à une maison traditionnelle joue aussi sur l'effet apaisant et spirituel du lieu.

En fin d'après-midi nous faisons un tour vers Kyoto Station, l'occasion d'acheter nos billets de bus pour le lendemain direction Tokyo avant de retourner dans notre resto de chirashi et de clôturer cette journée par une balade dans Nishi-koji dori (rue).







Le dernier jour nous commençons par la visite du temple To-ji où l'on trouve la plus haute pagode du Japon (57 mètres).





Nous reprenons le bus en direction de Kyomizu-dera, à l'est de la ville, où les rues et le temple sont bondés de touristes. Vu la beauté des lieux on comprend rapidement pourquoi.






Au détour des quelques ruelles nous traversons le quartier de Higashiyama et avons l'impression d'être transportés vers d'autres temps à mesure que les ruelles se succèdent. Nous découvrons des maisons traditionnelles, des rues pavées et quelques jeunes femmes vêtues en geishas.





Puis nous repartons à l'ouest, à la sortie de Kyoto, dans le quartier d'Arashiyama où tout y est paisible, un air champêtre qui nous plait et où les touristes sont beaucoup moins nombreux. 







Juste le temps d'une courte balade à la tombée de la nuit le long de la rivène puis nous récupérons nos sacs à l'auberge avant d'engloûtir un autre okonomiyaki et de prendre le bus pour Tokyo où nous ne faisons qu'une courte escale administrative avant d'y revenir pour finir notre séjour nippon.