jeudi 24 mars 2011

Bilan Brésil

L'heure du premier bilan est arrivée. Nous avons passé 2 semaines dans le sud ouest du Brésil, de Rio de Janeiro à Foz do Iguacu. Nous avons vu des paysages différents, mais la notion de "tropique" nous a toujours suivit que ce soit en couleurs, en senteurs, en végétation, en alimentation et surtout en humanité! Les brésiliens sont très avenants et démonstratifs, nous n'avons vécu que de bonnes expériences durant notre séjour et malgré notre ignorance de la langue nous n'avons pas eu de soucis majeur pour nous faire comprendre (heureusement il est toujours possible de baragouiner quelques mots d'espagnol et réussir à se faire comprendre, mais ça marche pas à chaque fois). 

Contrairement à ce qu'on peut entendre sur le danger et l'insécurité au Brésil, nous n'avons pas eu de problème de ce côté là que ce soit dans les grandes villes ou dans les plus petites. Après disons que c'est comme partout, il faut utiliser son bon sens et éviter les endroits qui peuvent sembler louches. Nous sommes arrivés en période de carnaval peut être que cela change aussi l'ambiance dans les villes, allez savoir, en tout cas d'après nous, il ne faut pas prendre au pied de la lettre toutes les mises en garde des guides et suivre son instinct tout en restant réactifs, au risque de passer à côté de bons moments.

Nous avions prévu de rester 3 semaines au Brésil mais vu le temps qu'il a fait au début du séjour nous avons préféré annuler deux destinations qui étaient des destinations balnéaires, et sous la pluie, vous en conviendrez, c'est quand même pas terrible. Du coup cela nous laisse une semaine d'avance sur le reste du programme en Amérique du Sud ce qui n'est pas plus mal car le programme de certains pays sont assez chargés.

Sinon le Brésil en quelques chiffres ça donne ça :

Dépenses : 1992 reais
Nombres de bus : 5 (dont 2 de nuit)
Couchsurfing : 3 expériences

Ce qu'on a le plus aimé :

- les chutes d'Iguacu
- le carnaval de rue
- le quartier de Santa Teresa
- l'accueil
- le soleil quand il s'est enfin montré
- le caldo de cana
- nos premières expériences de couchsurfing en tant que surfeurs
- un jogging le long de la baie de Urca (Raksa)

Ce qu'on a moins aimé :

- les distributeurs qui n'acceptent pas tous les Visa et Mastercard ou qui nous on retourné la tête avec leur histoire de debit card ou credit card...
- la pluie pendant le carnaval (pour Raksa ça avait du charme...)
- la clim' dans les bus (surtout de nuit) qui te fait quand même arrivés tous collants le matin
- la plage de Pontal à Paraty (la plus petite)



Les chutes d'Iguacu

Nous arrivons à Foz do Iguacu mardi vers 12h, le trajet a duré 16h. Depuis le début du voyage nous nous répétons que nous avons VRAIMENT bien fait de prendre des boules quiès et c'est encore plus vrai pour les trajets en bus (de nuit de surcoît) car il y a le bruit du bus déjà, de la clim' et surtout il y a les gens, assis à l'autre bout du bus, qui parlent tellement fort à 3h du mat' que t'as l'impression qu'ils sont sur le siège derrière, mais non. Aaah le bus! Nous nous rendons à pieds à l'auberge indiqué dans le Routard, nous regrettons vite car les rues sont en pente et il fait 35°C... Nous posons nos sacs à l'Hostel Paudimar Falls (que nous ne recommandons pas spécialement), nous nous rendons à l'office de tourisme, visitons la ville et décidons du programme des deux jours à venir pour la visite des chutes.

Les chutes d'Iguacu constituent deux parc nationaux répertoriés au Patrimoine Mondial de l'Unesco, un côté argentin et un côté brésilien. Nous souhaitons visiter les deux côtés et ce par nos propres moyens car de nombreux organismes (et auberges) proposent ces excursions (surtout pour le côté argentin afin de faciliter le passage des douanes aux touristes) en se faisant un petit bénéfice.

Mercredi matin nous partons donc à 8h30, la mission : un premier bus qui nous mène à la frontière brésilienne, un second qui traverse le pont jusqu'au poste frontière argentin pour nous déposer à Puerto Iguazu d'où nous prenons un bus en direction des chutes. L'entrée du parc nous coûte 100 pesos chacun (soit plus du double indiqué dans nos guides...) à payer uniquement en espèces contrairement à ce que nous avait annoncé l'office du tourisme. Finalement nous entrons dans le parc à 10h30... avec toute la horde de touristes arrivés en visite guidée. On est ravis. On les double dès qu'on peut.

Le parc est vraiment surprenant, une veritable fôret tropicale avec sa faune et sa flore. Le soleil et les milliers de papillons étant au rendez-vous, la féerie opère parfaitement, nous sommes enchantés à la vue des chutes phénoménales de l'Iguazu inscrites dans un cadre parfaitement sauvage et naturel. Les mots nous manquent pour exprimer ce qu'on ressent face aux chutes, disons que la vue, le grondement des chutes et les nuages d'eau qui en ressortent nous font sentir si petits face à la force de nature, nous restons béats à chaque panorama. 





Après cette journée riche en béatitude, nous rebroussons chemin, même programme, bus, poste frontière, bus, poste frontière, bus, douche, manger, dodo. Avec entre deux bus un passage à la gare routière de Puerto Iguazu (côté argentin) pour acheter nos billets pour l'Argentine! En y repensant on se dit qu'après le premier passage aux postes frontières (la sortie du Brésil et l'entrée en Argentine), nous n'aurions pas du les repasser au retour comme ça le lendemain lors du véritable départ du Brésil on se serait épargné cette contrainte, mais bon, on l'a fait quand même...

Jeudi matin, nous partons visiter le côté brésilien des chutes. Le parcours est plus simple, un seul bus (blindé de touristes) et pas de passages à la frontière. Là encore le prix annoncé dans les guides n'est plus d'actualité... (hum hum) A l'intérieur un bus dépose la horde de touristes que nous sommes au premier point de vue situé à quelques kilomètres. Une fois engagés sur le sentier c'est encore un fois une forêt dense, tropicale et humide que nous traversons avec plaisir et impatience de revoir les chutes! Nous croisons de nombreux coatis et papillons mais seulement un toucan, perché en haut d'un arbre qu'il nous aura fallu zoomer pour choper un cliché potable.





Le côté brésilien propose un panorama exceptionnel sur les chutes, les sentiers et passerelles les longent jusqu'à la Gorge du Diable où l'on peut ensuite prendre un ascenseur panoramique (bidon) qui, une fois arrivé, nous offre une vue une fois de plus incroyable en hauteur, attention vertige! 




Nous allons ensuite récupérer nos sacs à l'auberge et partons traverser la frontière brésilienne pour la dernière fois durant ce voyage. Une première page se tourne, le temps est passé a une vitesse folle, nous avons déjà vu beaucoup de choses différentes. Enfin patience pour le bilan sur le Brésil!


samedi 19 mars 2011

São Paulo

C'est après une courte nuit chaotique dans le bus que nous débarquons à la gare routière Tiête de São Paulo à 4h30 samedi matin... Nous préférons attendre dans la gare jusqu'à 6h30 que la billeterie ouvre afin d'acheter les billets de bus pour notre prochaine étape (oui c'est devenu une habitude) pour ne pas avoir à y revenir avant le départ (les gares routières étant souvent excentrées) et de ne pas débarquer à l'aube non plus chez notre hôte.

Les billets de bus en poches nous faisons nos premiers pas dans le métro pauliste, plutôt pratique et semblable au balisage parisien donc nous sommes plutôt à l'aise. Nous arrivons chez Ian vers 8h30, il nous accueille avec un petit déjeuner qui tombe à pique, nous sommes affâmés! Nous faisons connaissance avec lui, il est bavard, accueillant, avenant, curieux, bref, on se sent bien immédiatement, notre séjour dans la mégapole commence bien.

Après la nuit que nous avons passé nous avons besoin d'une douche et d'une sieste pour être d'attaque. Aussitôt dit, aussitôt fait (enfin 4h après quoi). Nous voici partis explorer le quartier où nous résidons, Pinheiros, quartier plutôt aisé et branché de la ville où a lieu tous les samedi la Feira de Artes, Cultura e Lazer da Praça Benedito Calixto
Marché vintage, marché alimentaire, marché aux puces, c'est bruyant, ça sent bon, c'est coloré, c'est vivant, on adhère! Nous continuons la visite vers l'Avenue Paulista, longtemps qualifiée de Champs Elysées et pourtant pas grand chose à y voir... Si ce n'est des buildings qui nous rappellent vaguement New York par moment, l'avenue est aujourd'hui principalement occupés par des banques, bars et centres culturels donc comme nous sommes samedi c'est plutôt calme (le contraire de nos Champs Elysées).
Nous trainons nos pas jusqu'à Bela Vista, quartier italien et populaire regorgeant de petits bars de quartier où les hommes sont regroupés autour de bières, de jeux de cartes ou encore d'un écran de TV à suivre un match de foot. Nous croisons aussi beaucoup d'habitants assis sur le seuil de leur porte, jambes étendues vers la rue et visage tourné vers l'écran de TV, le contact avec le voisinage a l'air primordial et la notion d'intimité n'est pas un problème ici.

Nous dînons ensuite dans un restaurant situé à Pinheiros, recommandé par Ian et par le Routard également, le Consulado Mineiros, qui sert principalement des spécialités de la région du Minas Gerais, mais ce soir pour nous c'est feijoada! Enfin! Depuis le temps qu'on voulait goûter, nous y voilà. La feijoada c'est un plat traditionnel brésilien composé de haricots mijotés avec de la viande de porc (pieds, queue et oreilles), de la poitrine, des saucisses fumées et de la viande de boeuf boucanée, le tout servi avec du riz blanc et des oranges (pour absorber la graisse)! Plutôt copieux et pas mauvais du tout! Il est bon de savoir que souvent au Brésil les plats servis sont TRES copieux et donc un plat peut largement convenir pour deux (voire trois) personnes.

Dimanche midi nous sommes invités à un déjeuner familial chez la mère de Ian qui vit dans une favela (dont nous avons oublié le nom) à l'extérieur de la ville. Contrairement à Rio où l'on peut trouver des favelas en plein coeur de la ville, à São Paulo les quartiers pauvres ont été exilés en périphérie. Nous faisons la connaissance avec la famille de Ian, sa mère, ses frères, soeurs et neveux. C'est bon de partager un moment en famille même si ce n'est pas la nôtre c'est une notion internationale et au Brésil les gens sont tellement chaleureux que nous nous sentons à l'aise et n'avons pas le sentiment d'être des "étrangers".
Nous traversons une partie de la ville pour nous rendre au marché local, un véritable moment de découverte et d'observation, tous nos sens sont en ébulition. Nous dégustons des pasteis, sorte de feuilletés frits fourrés à la viande de boeuf ou au fromage en général, accompagnés d'un caldo de cana, qui est en fait un jus de sucre de canne agrémenté de citron vert, une merveille pour nos papilles! Tout est préparé sur place, nous observons. Une montagne de canne à sucre est entassée près d'une machine dans laquelle ils l'insèrent avec des rondelles de citron vert et parfois d'ananas, la canne est passée et repassée plusieurs fois afin d'en extraire tout le jus qui est ensuite stocké dans un réservoir et servi dans des pichets déposés sur le comptoir. Cette boisson est un vrai bonheur avec la chaleur et le soleil qui sont enfin au rendez-vous. Nous continuons la traversée du marché à travers des stands de fruits (que nous goûtons avec plaisir), de légumes, d'épices, de poisson frais et de viande fraîche en pagaille. Nous rejoignons la famille de Ian pour déjeuner, au menu lasagnes (brésiliennes), riz et saucisses fumées, le tout préparé par sa maman. Miam! Nous passons un moment très agréable durant lequel nous apprenons quelques mots de français au neveu de Ian qui répète avec un accent trop choupinet "Jé soui oun garçon" ou "Tou é très joulie". C'est exactement ce genre de moment que espérions vivre grâce au couchsurfing et c'est vraiment réussi. Encore fois c'est vérifié, ce sont souvent les gens qui ont le moins qui donnent le plus. Visiter une favela on y avait pensé, mais juste pensé, pas vraiment envisagé pour des raisons évidentes de sécurité. Et pourtant, malgré la présence de Ian qui certes a grandi ici, nous ne nous sentons à aucun moment en danger, ni regardés de travers ni rien de négatif en fait. Bien sûr nous sommes dimanche midi, il fait beau, c'est jour de marché etc, il est évident que de nuit l'impression doit être différente mais pas sûr que ce soit réellement plus dangereux, en tout cas pour cette ville et pour notre expérience (somme toute courte) cela aura été positif.

De retour en ville nous visitons le Musée de la Maison Brésilienne (sans grand intérêt) et le Musée de l'Image et du Son dans lequel se trouve l'exposition Grafitti Fine Art (à défaut d'avoir trouver le Musée d'Art Moderne puisque nous avions oublié le plan à l'appart et que personne ne semble connaître...). Nous rentrons exténués, finissons par aller manger un morceau au McDo situé à 20 mètres de l'immeuble et au lit!

Lundi nous allons enfin dans le quartier Centro visiter le coeur de la ville, juste avant nous faisons une halte par le Beco do Aprendiz, à Pinheiros, c'est un terrain de basket suivi d'une ruelle dédiée au graff. Les murs, parfois à moitié démolis, sont recouverts de graffitis, c'est un site intéressant et riche en expression libre.

Nous nous descendons ensuite à la station São Bento pour apercevoir les quelques sites représentatifs de la ville comme le viaduc do Cha, la place Sé et sa cathédrale et l'immeuble de la Banco do Brasil qui est considéré comme l'Empire State Sud Américain (avec une bonne quarantaine d'étages en moins) et qui offre une très belle vue sur la mégapole depuis son mirador. 



Nous faisons également une halte par le quartier Liberdade qui est en fait le 13e arrondissement de Paris, le Lognes de Seine et Marne et le china town de São Paulo! Il y a une forte immigration japonaise et chinoise à São Paulo, les rues nous rappellent beaucoup les quartiers que l'on connait et on y trouve de nombreux restaurants. Sushi - miam!

Après cette découverte du centre ville il est temps de prendre notre bus de nuit, un trajet de 16h qui nous mène vers notre dernière étape au Brésil.

Nous vous rajoutons à la suite de l'album de São Paulo les albums photos complets de Rio et Teresopolis, encore un peu de patience et vous balance des vidéos! On est un peu en retard mais bon, mise en route du blog et connexion pourrie obligent... Suspense!








dimanche 13 mars 2011

Paraty : la pluie, le soleil et la plage!



Nous arrivons à Paraty mercredi vers 20h30. C'est dans la moiteur de la ville et l'obscurité que nous nous mettons à la recherche d'une pousada (mix entre hotel et auberge, chambre individuelles ou non et cuisine à disposition) recommandée par le Routard. Une fois trouvée la porte est fermée, nous sonnons, attendons quelques minutes, toujours rien. Ok. Plan B. Nous nous dirigeons vers une autre pousada, toujours recommandée par notre ami Routard. Introuvable. Plan C. Ce ne sont pas les pousadas qui manquent par ici, nous rangeons donc le Routard et comptons sur notre feeling. Comme nous n'avons pas envie de tourner des heures dans l'obscurité nous toquons à la première qui nous paraît correcte, la pousada Konquista. Murs jaunes, volets bleus, poutres apparentes et carrelage terracotta. Nous visitons la chambre avant de la prendre. 80R$ la nuit (dans les 33€), c'est pas donné mais vu des tarifs indiqués dans le Routard on est pas trop mal. Ca fera l'affaire pour les deux nuits à venir. 






Lorsque nous nous réveillons le lendemain matin, il pleut. Ca faisait longtemps. On explose le buffet du petit déjeuner et profitons d'une acalmie pour visiter la ville. Les rues sont pleines de charme. Les bâtiments sont bas, blancs, aux portes et fenêtres colorées. Les rues sont pavées (mais des gros pavés décalés et de tailes différentes sinon c'est pas drôle hein), un peu la galère pour marcher et éviter les étangs flaques d'eau, mais vraiment très mignon. Nous passons devant de nombreuses boutiques de vêtements et souvenirs. Paraty est une petite ville touristique et balnéaire, malgré la fin de saison Brésilienne il y a encore quelques touristes mais c'est agréable.




Nous nous dirigeons ensuite vers la plage lorsque la pluie se repointe. Notre moral de chats noirs commence à en prendre un coup... Avant de rebrousser chemin nous visitons le Forte Defensor Perpétuo situé dans les hauteurs de la ville, le site offre une belle vue sur la baie de Paraty et abrite également le Centre des Arts Populaires et Traditionnels de Paraty qui propose une belle exposition photos ainsi que des matériaux fabriqués par les habitants de la région (Paraty et Trindade). La pluie est de plus en plus forte, nous allons donc récupérer le linge déposé la veille à Paraty Wash (oui oui le même linge que celui lavé à la main à Teresopolis toujours humide 48h après), pour 16R$ (environ 6€) nous récupérons notre linge - sec - qui sent merveilleusement bon.

Nous passons par la gare routière pour vérifier les horaires de bus pour São Paulo car nous voulons prendre un bus de nuit et en profitons pour faire le plein pour ce midi, au menu salgados et sucos (pourraient être équivalents à des minis sandwichs chauds et un verre de jus de fruits frais), le tout pour 10R$ (4€) à deux. Après ce repas pris à la pousada pour s'abriter de la pluie nous retournons acheter les tickets de bus pour le trajet de nuit jusqu'à São Paulo. Cela nous coûte 44R$ chacun, moins cher que le trajet Rio-Paraty alors que le trajet est plus long. Bizarre. On verra demain. Nous partons vendredi à 23h30, nous devrions arriver vers 6h30 à São Paulo où nous retrouverons Ian, notre hôte couchsurfing.

Nous décidons tout de même d'aller jusqu'à la première plage, praia do Pontal. En arrivant c'est la déception, alors que nous nous attendions à une belle plage tropicale ça a plutôt des allures de rade de campagne échoué sur un mini banc de sable. Nous ne nous attardons pas et retournons en ville puis longeons le rio Perequê-Açu. A notre grand désarroi nous achetons finalement un parapluie (comme tout le monde ici) histoire de ne pas se reprendre une sauce et rentrer trempés comme ce matin (et bien entendu, pas une goutte de pluie de l'après-midi... mais on va pas se plaindre hein).



Vendredi matin, nous décidons de quitter la pousada au dernier moment mais y laissons les sacs à dos pour venir les récupérer avant de prendre le bus, comme nous devons ensuite nous occuper jusqu'à 23h30 et que la ville n'est pas très grande, la journée s'annonce longue.
Nous voilà donc partis, parapluie en poche et sans maillots de bain, sous un soleil de plomb... qui dure... et encore... (et qui durera toute la journée en fait). Nous nous décidons finalement à pousser nos pas jusqu'à la plage principale, praia Jabaraqua, même sans maillots de bain. Et là la déception de la veille s'estompe. La plage est beaucoup plus grande et il faut quand même avouer que le soleil doit jouer pas mal sur notre appréciation (pareil pour la veille). Nous nous posons donc au milieu de cette plage presque déserte, sous un soleil au zénith et toujours sans maillots de bain! Grr!







Nous retournons en ville et testons le restaurant au kilo Sabor da Terra! C'est une sorte de self-service (comme au Flunch) mais comme son nom l'indique tu paies ton repas au poids, c'est plutôt bon marché et très répandu au Brésil. On s'en sortira pour 40R$ à deux (environ 17€) avec deux assiettes assez copieuses et deux boissons. Le resto au kilo : bon plan.



Nous flânons ensuite tout l'après-midi dans le centre ville et ses environs, l'après-midi est longue et nous regrettons vraiment de ne pas nous baigner. Le bus pour São Paulo arrive ENFIN! Et c'est parti pour la 4e et avant dernière destination de notre séjour au Brésil. Beijos!


Toutes les photos pour vous! 


samedi 12 mars 2011

Teresopolis

Teresopolis est une ville montagneuse située à une centaine de kilomètres au nord-est de Rio qui a été fortement touchée par les innondations survenues en décembre dernier. Le trajet Rio-Teresopolis nous a coûté 24 R$ par personne (environ 10€) dans un bus très confortable, tellement confortable qu'on dort comme des bébés pendant 1h30.

Nous rejoignons ici Eleonora, notre hôte couchsurfing pour les prochains jours. Eleonora vit seule, avec son chien Slik, dans une maison aux allures de maison de campagne mais à la montagne! C'est simple, rudimentaire, mais Eleonora est une personne très chaleureuse, nature et sans chichi, une sorte de baba cool qui nous a fait partager sa passion pour la botanique... Nous tombons tous de fatigue et rejoignons chacun notre lit.

Le lendemain est notre day-off. Nous flânons dans la maison, faisons connaissance avec Eleonora, faisons notre première lessive à la main (ce qui s'avèrera être une mauvaise idée vu le taux d'humidité et la pluie constante qui tombe ici nous repartirons deux jours plus tard avec notre linge humide et puant bien entendu), allons faire quelques provisions au supermercado Oliveira, mangeons des pâtes, siestons, mangeons un bon plat de pâtes (oui encore) et regardons un demi épisode de la saison 6 de Lost (oui on est en retard on sait) avant de nous endormir lamentablement... Voilà une belle journée de glande! Intéressant hein?! Ceci étant, cette journée nous a fait du bien, elle nous a permis de "recadrer" notre horloge biologique suite au décalage horaire.

Mardi après-midi (faut pas trop nous brusquer) nous décidons de visiter le Parc National Serra dos Orgãos grand de près de 118 km², ce qui est tout de même l'objet de notre déplacement dans cette ville. Puisque la météo est toujours contre nous, nous prenons notre courage Kway à deux mains et traversons les 2 kilomètres à pieds qui nous séparent de l'entrée du parc. Le panorama est vraiment joli, des montagnes verdoyantes à perte de vue, des fleurs tropicales aux couleurs vives et toujours l'air humide de la pluie incéssante des tropiques. 22R$ plus tard (prix réservés aux étrangers, moitié prix pour les Brésiliens) nous voici à l'intérieur du parc, munis de notre carte nous explorons tranquillement les premiers sentiers lorsque "Oups, ça glisse dis donc". Ben oui, il pleut toujours... Les paysages sont plutôt jolis, quelques cascades, des piscines naturelles, des plantes et des odeurs tropicales. Depuis ce côté du parc (l'entrée de Teresopolis car le parc est accessible par 3 villes différentes) plusieurs cascades et randonnées s'offrent à nous. Etant donné que nous n'avons que 3 heures devant nous avant la fermeture du parc et surtout compte tenu des nuages qui frôlent toujours nos têtes, nous nous résignons et entamons la randonnée Trilha Mozart Catão, longue d'environ un kilomètre (facile), un dénivelé de 106 mètres et une durée moyenne prévue de 1h30. Let's go!



Le sentier est paisible, on doit être une dizaine de visiteurs à tout casser, et encore on fabule peut être car on en a croisé que 3 ou 4. Il faut dire que le temps n'est vraiment pas propice à la découverte du parc car une fois les points de vue atteints le parc ne nous offre qu'une vue splendide sur... un mur de nuages blancs! Vraiment dommage. Nous n'aurons donc ni la vue sur Teresopolis ni celle du fameux pic Dedo de Deus (le doigt de Dieu). La pluie s'intensifie lorsque nous redescendons, nous sommes trempés, nous rentrons en ville direction le supermercado Oliveira toujours, ce soir on a prévu de se faire un petit gratin pommes de terre, lardons et crème fraîche. Ben oui on est quand même à la montagne.



La météo aura eu raison de nous, nous quittons Teresopolis demain vers la destination suivante qui, espérons le, ne sera pas écourtée pour cause de temps pourri.

mardi 8 mars 2011

Rio

Nous arrivons à l'aéroport international de Rio à 20h55 le 3 mars, soit après 11h40 de vol et 4 heures de moins sur nos montres. Tout le monde suit?

Sur les conseils de Luiza et Rodrigo, nos hôtes couchsurfing, nous sortons du hall de arrivées pour choper le frescão (genre de navette) jusqu'à la praia do Botafogo d'où nous sommes sensés prendre un taxi jusqu'à Urca, quartier où nous séjournons au pied du Pain de Sucre.

Nous trouvons la navette, montons à bord, mais ne mettons pas notre ceinture... La qualité du bus associée à la conduite brésilienne donne un résultat plutôt sportif! Nous sautons littérallement de nos sièges. Amusant.
Nous loupons évidement l'arrêt. Nous descendons finalement à Copacabana (oui oui comme la chanson) et choppons un taxi qui nous fait croire qu'il sait où se trouve notre rue... Nous arrivons finalement à bon port, Rodrigo nous attendait, il est 23h30. Petite visite des lieux, l'appart est vraiment agréable, le futon aussi. Après une douche qui avait le goût de la meilleure douche du monde nous nous endormons profondement.

Le réveil est dur. Et Ô mauvaise surprise, nous n'avons pas dormis seuls cette nuit, nos amis les moustiques étaient de la partie et nous ont dévorés! C'est alors que nous nous rendons compte de notre premier oubli : le tube d'Apaisyl pour les piqûres de moustiques! DAMN!
Pour notre 1er jour nous décidons de rejoindre à pieds la plage de Botafogo d'où partent de nombreux bus pour aller partout en ville. Nous traversons une partie de Urca, quartier résidentiel et riche de Rio où les rues sont très agréables. Nous apercevons pour la premiere fois le Pain de Sucre. 


Puisque le ciel est un peu couvert nous décidons de ne visiter ni le Pain de sucre ni le Corcovado aujourd'hui et nous nous rendons à Santa Teresa, quartier mi bobo mi ghetto.
Les rues de Rio sont très colorées, de par les maisons mais aussi par les nombreux tags et graffitis que l'on trouve presque dans toutes les rues. Oui Raksa est heureux.
A Santa Teresa nous tombons sur l'escalier de Jorge Selaron. Cet artiste chilien a voulu rendre hommage au peuple brésilien à travers cette oeuvre. 215 marches entièrement recouvertes de carreaux de faïence parmis lesquels il a intégré des carreaux venant du monde entier qu'il a lui même glâner ou qui lui ont été envoyés par des touristes tombés sous le charme de son oeuvre.



Après cette petite visite nous redescendons dans le quartier de Lapa réputé pour être le quartier de la nuit qui compte de nombreux bars et autres boîtes de nuit, bien sûr de jour nous ne nous en rendons pas compte.

Nous passerons l'après-midi dans les quartiers d'Ipanema et Copacabana très célèbres pour leurs plages. Nous sommes vendredi et malgré la chaleur étouffante le ciel est couvert, les plages sont donc plutôt désertes et les rares baigneurs sont des touristes, l'eau et le temps n'étant sûrement pas assez propices pour les cariocas. Nous nous offrons un mini apéro goûter autour d'une bière locale et d'une agua do coco!



Nous ne rentrons pas trop tard à l'appart et nous faisons bien car à peine franchi le seuil de la porte une énorme averse s'abat sur Urca. Elle durera toute la nuit en fait.
Au programme de cette première soirée : repos. Nos hôtes sont absents, nous en profitons pour donner les premières nouvelles à nos proches.

Le lendemain matin nous nous rendons à Centro, quartier des affaires habituellement déserté le week end et donc à éviter car il devient dangereux. Cependant ce week end état un week end de carnaval ce n'est pas un week end habituel. Nous y croiserons de nombreux blocos, rassemblement de musiciens, danseurs et nombreux cariocas déguisés venus célébrer le carnaval. L'ambiance est plutôt bon enfant, ça boit pas mal (les premiers blocos commencent à 8h...), ça chante, ça danse, ça crie, ça vit. Entre deux rues nous faisons un détour au Centro Cultural Banco do Brasil histoire aussi de se sécher un peu, et oui aujourd'hui il pleut encore. Le mois de mars au Brésil est réputé pour être le mois où il pleut pas mal, manque de bol nous n'échappons à la regle. Au début nous trouvons que le carnaval sous la pluie a un certain charme mais au bout de quelques heures ça devient un peu grisant et les rues deviennent impraticables, entre boue et canettes d'Antartica (une des bières locales) à éviter. Bien sûr nous sommes sortis en tongs, on vous laisse imaginer l'état de nos pieds à la fin de la journée. Miam.



Non rassasiés de notre visite à Santa Teresa la veille et un peu frustrés de n'avoir pas trouver la station de bonde (tramway qui fait la liaison entre le Centro et Santa Teresa qui se trouve dans les hauteurs de Rio) nous redoublons d'effort et finissons par la trouver. Nous ferons 1h de queue, payerons 0,60 réais l'aller (une misère), serons serrés à l'arrière du wagon mais vivrons un moment inoubliable durant tout le trajet. C'est le carnaval dans le bonde. Dès que nous croisons le chemin de cariocas les cris, les chants, les blagues sont de mise et c'est assez envoûtant. On a presque envie de chanter avec eux, encore faudrait-il connaître le portuguais et là c'est vraiment pas gagné.



Après cette journée harassante, nous ne rêvons que d'une bonne douche et d'une bonne bouffe! Ce soir encore nous ne passerons pas la soirée avec nos hôtes, le carnaval ici est synonyme de business et en tant que free lancers ils sont assez occupés tous les deux. Nous dinons dans un restaurant du quartier d'Urca, Garota do Urca. Au menu churrasco, sorte de barbecue de table avec de la viande de boeuf d'une extrême tendresse (oui oui nous parlons de viande) assorti de riz, frites et bananes pânées. On est requinqués mais exténués, la pluie étant à nouveau au rendez-vous à la sortie du restaurant nous n'avons pas la force de l'affronter - encore - nous rendons les armes et rentrons à l'appart. Faute d'avoir trouvé de nouvel hébergement nous devions quitter Rio samedi soir et finalement Luiza et Rodrigo ont eu la gentillesse de nous héberger une nuit de plus car il recoivent de nouveaux surfeurs le lendemain matin.

Nous voulions visiter la célébre statut du Christ du Corcovado mais étant donné qu'elle se situe à 704 mètres d'altitude et que le ciel est encore couvert nous ne pourrons apprécier la vue à part les nuages. Nous nous rendons donc au Pain de Sucre, qui a l'avantage d'être à 15 minutes à pieds de l'appart. Délestage de 44 réais par personne, une blinde (pas de réduction avec la carte d'étudiants), mais on ne pouvait pas passer à côté en étant à Rio! Pour se rendre au sommet il faut prendre le téléphérique, qui s'arrête une première fois sur le Morro da Urca à 217 mètres où l'on peut voir l'ancien téléphérique. Le premier niveau est apparement accessible à pieds et le billet y serait à moitié prix, mais vu les récentes averses nous n'avons pas cherché à escalader la roche glissante. D'ici la vue est déjà impressionnante, le ciel commence à se dégager un peu laissant traverser quelques rayons de soleil bien agréables. Le second téléphérique nous emmène au sommet du Pain de Sucre, à 396 mètres. La vue est grandiose, seul bémol encore une fois : les nuages qui cachent complètement le Christ du Corcovado... Prisca est très déçue.



Après ce bain de foule inévitable nous nous rendons au Jardin Botanique pour un petit pique nique improvisé. Sandwich avec petit pain français (c'est courant ici), salami et brie! Un régal. Nous nous baladons ensuite près de 2h à travers ce grand espace vert et tropical, une sorte de Central Park à Rio. Tout autour de nombreux blocos battent leur plein mais une fois dans l'enceinte du jardin nous sommes totalement au calme. Depuis certaines allées nous avons une très belle vue sur la statue du Christ, alors à défaut de l'avoir approché de près nous la mitraillons littérallement de cliché!



La fin de la journée approche, nous devons récupéré nos sacs chez nos hôtes et nous rendre à la gare routière Rodoviaria Novo Rio pour prendre notre bus en direction de Teresopolis, à environ 1h30 au nord est de Rio dans les montagnes.
Luiza et Rodrigo auront la gentillesse de nous accompagner à la gare en voiture. Les billets en poches nous attendons notre bus tranquillement en regrettant tout de même de ne pas avoir pu passer plus de temps à Rio.

Prochaine étape : Teresopolis, sous la pluie encore...

vendredi 4 mars 2011

London Baby!

Il est 7h du matin, le jour s'et levé et nous voilà, légers, en direction de Buckingham Palace, visite "obligatoire" puisque Raksa n'y est jamais allé et Prisca il y a longtemps lors d'un voyage linguistique au collège.

Les rues sont vides, nous croisons seulement quelques travailleurs anglais, les lèves-tôt. Arrivés à Buckingham nous sommes les seuls touristes. Seuls dans Londres au milieu de cette grande place, entourés des premières voitures du trafic anglais.

Nous déambulons ensuite dans les rues de Londres, Oxford Circus, China Town, Covent Garden, Leicester Square puis nous reprenons le tube direction Camden Town. Les boutiques ne sont pas encore ouvertes, le marché s'installe, il n'est que 9h... 
Nous décidons de continuer notre visite dans le quartier de Holland Park, quartier "chic" de la ville où les maisons sont beaucoup plus grandes que dans les autres quartiers du centre et en grande partie de couleur blanches. Quelques petites rues charmantes dont Holland Park Mews où un anglais nettoie son van en écoutant (et en chantant) un petit Bob, ça fait du bien... "No Woman Noooo Cry". Nous  entrons ensuite dans Holland Park et visitons le Kyoto Garden lorsque les premiers rayons de soleil tentent de percer la couche épaisse de nuages gris qui surplombent nos têtes depuis ce matin. 
Nous rejoignons Notting Hill à pieds et traversons Portobello Road. Cette rue est très connue pour son fashion & vintage market, mais rassurez-vous il n'a lieu que du vendredi au dimanche, Prisca n'a donc pas pu craqué.

China Town
Camden
Camden
Quartier Holland Park
Holland Park - Kyoto Garden

Après tout ça il est tout de même 12h et déjà 5h que nous flânons. Nous décidons d'aller récupérer nos sacs laisser le matin en consigne et de faire une sieste (bien méritée) à l'hotel. Nous faisons un crochet par Marble Arch histoire de faire un tour chez Primark (un immense magasin mix en H&M, C&A et Tati selon Prisca) et de se nourrir car nous sommes affâmés! Au menu ce midi rien de très british, ça sera KFC. Une fois rassasiés nous récupérons nos sacs et procédons au check-in de notre chambre. Finalement nous aurons une chambre avec WC et salle de bain alors que nous avions réservé une chambre avec salle de bain commune donc tant mieux. 5 min après avoir pris possession des lieux nous nous rendons compte que la chambre donne directement sur les voies ferrées. Et là nous n'entendons pas "siffler les trains" mais plutôt "gronder"... Nous sommes tellement crevés que nous sortons nos boules quies et au lit! Quelques heures plus tard (roo 3h de sieste c'est rien) nous nous rendons à Liverpool Street puis dans le quartier de Brick Lane, quartier indien où vous pouvez trouver de nombreux restaurants ayant chacun leur rabatteurs qui à coup de "Good evening, would you like to eat a wonderful curry?" gnagnagna. Prisca est un peu agacée (c'est la faute à la fatigue). Va falloir être patiente pourtant. Finalement l'appétit n'est pas tellement au rendez-vous alors nous finissons dans un... Burger King! Donc pas d'indien, pas de fish and chips, juste un whopper et un double cheeseburger with bacon.

Avant de regagner notre chambre et se payer une bonne et longue nuit de sommeil (comparée aux dernières nuits) nous nous arrêtons à Tower Hill et le Tower Bridge. La fatigue se faisant trop resentir nous décidons de rentrer.

Extinction des feux à 23h30, demain départ prévu à 9h pour l'aéroport d'Heathrow.

Après une bonne nuit de sommeil, un repactage de sac à dos et un petit déj' direction le tube. Arrivés à la station de métro Victoria il s'avère que les entrées du métro sont fermées pour cause de grande affluence dans les couloirs. C'est bien la première fois qu'on entend ça. 5 minutes plus tard nous pouvons à nouveau accéder aux quais, direction Heathrow terminal 5. Après une petite heure de trajet nous y voilà. Check-in fait, nous nous rendons compte malgré l'obssession du poids de nos sacs à dos nous n'avons même pas fait attention lors du pesage... Nous sommes donc en dessous des 20kg c'est déjà ça! Lors de la dernière pesée nous en étions à 14 kg pour Prisca et 17,5 kg pour Raksa plus chacun un petit sac à dos de 5 kg en bagage à main.

11h35 nous embarquons à bord d'un Boeing 777 (genre), décollage prévu à 12h15 vers la première "grande étape" de ce tour : le Brésil!