lundi 25 juillet 2011

Bilan Nouvelle-Zélande

Période du séjour : 21 juin au 9 juillet 2011 (soit 19 jours)


La Nouvelle-Zélande on l'a longtemps attendu, même une semaine de plus puisque notre vol avait été supprimé plusieurs jours de suite à cause du volcan chilien jusqu'à ce qu'on soit finalement re-routés pour arriver à destination. On attendait donc cette étape avec impatience car c'était une étape "liberté" où nous allions pouvoir aller et venir comme bon nous semblait avec notre van, dormir en pleine nature, vivre les joies  du camping, etc. C'était aussi une étape redoutée car le mode de vie allait nous ramener à nos coutumes occidentales, à un niveau de vie plus élevé, donc plus cher. Comment allions-nous réagir après presque 4 mois en Amérique du Sud? 
Et bien effectivement le niveau de vie est plus élevé qu'en Amérique du Sud mais la location d'un van allait nous permettre (ou nous forcer) à retourner faire des grosses courses au supermarché et se faire à manger tous les jours. Fini le McDo resto (enfin presque). Les premiers jours ont été très agréables, on retrouvait notre liberté de mouvement sans se prendre la tête sur les horaires de bus, faire et défaire notre sac tous les deux jours, s'arrêter où l'on voulait faire une pause, prendre une photo ou dormir. Et puis après quelques jours on s'est rendu compte qu'il y avait un revers de médaille : l'isolement. Pendant 3 semaines nous avons été un peu désociabilisés, c'est l'hiver en Nouvelle-Zélande donc du coup même sur les campings on a pas croisé grand monde et vu les températures chacun reste dans son van. Rencontrer des locaux? Encore faudrait-il qu'il y en ai! Et oui la Nouvelle-Zélande c'est pas le pays le plus peuplé, 4,3 millions d'habitants pour un pays presque 3 fois plus petit que la France ça fait peu et en étant pas mal sur les routes où sur des sites naturels on a pas eu affaire avec beaucoup de néo-zélandais... Enfin on a quand même aimé évidemment, c'est juste qu'après 4 mois sur un continent aussi convivial, auberge après auberge, on était habitués à un certain contact humain, ici on s'est surtout reconnectés avec la nature et ça fait du bien aussi. Le pays regorge de sites naturels, de sentiers de randonnée, de lacs, de cascades, de rivières, de parcs nationaux, bref, une mine d'or pour les amoureux du plein air. L'hiver limite les activités extérieures mais on en a tout de même pris plein les yeux et les poumons! 

On a aimé empruter toutes ces routes improbables à travers les champs de centaines de milliers de moutons du pays (la laine merinos), des vaches, des paons, des cochons, des canards, des oiseaux suicidaires.

On a aimé rouler des kilomètres et des kilomètres avant de croiser une voiture, une maison et parfois un habitant.

On a aimé garer notre van sur des terrains ultra isolés et se réveiller seuls au milieu d'un champ, d'une fôret, au bord d'un lac ou d'une plage.

On a aimé l'importance donnée à la culture maorie même si on a trouvé que cela faisait plus partie de l'Histoire que de la vie quotidienne actuelle.

Les transports en commun ont été limité aux bus depuis/vers l'aéroport, tout le reste a donc été effectué en van. 4500 km effectués (ouais on est des oufs) de l'île nord à l'île sud en passant par le ferry (pas donné avec un véhicule). La location ne nous a pas coûté très cher car on a eu un "tarif spécial hiver", par contre l'essence ça coute! Moins cher qu'en France mais vu les kilomètres qu'on a fait, on a pas mal consommé. Les routes en Nouvelle-Zélande sont très jolies mais parfois chaotiques et beaucoup de graviers qui peuvent faire mal au pare-brise. Aucune autoroute (donc aucun péage), quelques périphériques autour des grandes villes, le reste c'est l'équivalent des départementales de chez nous. Et puis bien sûr il y a les routes qui te mênent aux terrains de camping du Department of Conservation... Toujours des chemins perdus, de gravier, de terre et même de boue, de grands moments et toujours cette même incertitude avant d'arriver sur le terrain... "Non mais c'est pas possible, ça doit pas être là. Ah ben si dis donc c'est là".

La nourriture n'est pas ce qui nous aura marqué ici car nous n'avons pas vraiment fait de resto (le McDo ça compte pas hein?), on a rentabilisé le "camper gas" du van et les cuisines des Holiday Park quand on y était. Au passage on a pas eu l'impression qu'il y avait une vraie identité culinaire ici, quelques rares resto maoris et sinon c'est un peu la même chose qu'en Angleterre (colonisation oblige) : du fish & chips, du corned beef, etc. Par contre énormément de resto/traiteurs asiatiques (immigration massive) du coup on s'est quand même fait plaisir à Aucland, huum!

Les activités ne nous on quasiment rien couté puisque nous n'avons visité que des sites naturels en extérieur et tout ça est gratuit! C'est vraiment le bon côté, on a pu voir des choses extras pour 0€! Même le musée Te Papa à Wellington est gratuit et il est vraiment génial, on a été agréablement surpris. La plupart des sites sont gratuits mais une donation est toujours appréciée, les petites boites à l'entrée des sites en question nous le rappellent.

Vu la particularité de notre séjour en Nouvelle-Zélande on entame un paragraphe hébergement pour ce bilan. Vous l'avez compris on a passé l'intégralité des nuits du séjour dans le van. Mais comment se lavait-on? Comment faisions-nous pour les sanitaires? Et la vaisselle? On entend déjà les questions fuser. Voici les réponses tant attendues... Dans notre van il y avait juste un évier avec une réserve d'eau rechargeable et sinon rien d'autre. Pour alléger le budget nous avons alterné les terrains de camping précaires (ceux du Department Of Conservation avec uniquement des toilettes écologiques et parfois des points d'eau) et les terrains tout confort (les Holiday Park avec douche, toilettes "normaux", cuisine, machine à laver, électricité et accés internet hors de prix). Pour les nuits en Holiday Park pas besoin de détails, pour les nuits en DOC on se contentait de se brosser les dents et de remercier le mec qui a inventé les lingettes nettoyantes. Les nuits en elles-mêmes étaient parfois rudes vu les températures et un soir on a battu tous nos records de "couchage précoce" en se glissant dans nos sacs de couchage à 20h! (c'est dur de vieillir...)

Sinon la Nouvelle-Zélande en chiffres ça donne ça :
- 4500 km en 3 semaines
- 2626 $NZ (environ 1450€ soit 500€ de moins que prévu, c'est bon ça)
- 350€ de frais de "re-routage" pour rejoindre Melbourne depuis Christchurch (où on a déposé notre van) au lieu de Queenstown, là encore c'est aussi un peu la faute au volcan chilien
- 14 sachets de "mie" engloutis
- une moyenne de 8°C pendant tout le séjour

Ce qu'on a le plus aimé :
- la sensation de liberté en générale
- la randonnée dans/sous la neige au Tongariro Alpine Crossing
- les dunes de Farewell Spit
- observer les otaries, manchots et lions de mer dans les Catlins
- la petite ville d'Akaroa


Ce qu'on a moins aimé :
- la séance de "fliquage" à l'aéroport d'Auckland (surtout Raksa...)
- rebrousser chemin au Tongariro Alpine Crossing sans pouvoir voir les lacs
- le manque de contact
- la conduite à gauche en ville (et accessoirement la boite manuelle pourrie du van)
- les nuits froides dans le van
- les terrains boueux du DOC
- le manque de caractère des villes
- notre sentiment en découvrant les décombres à Christchurch...

Bilan Argentine (Oups!)

Comment?! On aurait oublié de faire le bilan sur l'Argentine?! Honteux! Sûrement qu'inconsciemment cela signifie que nous ne voulions pas marquer d'un point final notre séjour argentin. Enfin on lui doit bien ça à notre copine l'Argentine alors on remédie à cet oubli de suite...

Périodes du séjour : du 17 au 25 mars 2011 (nord) et du 15 mai au 4 juin 2011 (Buenos Aires et Patagonie) soit 30 jours

Petit retour en arrière donc, nous arrivons le 17 mars à Tucuman après deux semaines au Brésil à essayer de baragouiner en espagnol et nous sommes assez contents qu'on nous comprenne enfin et surtout de comprendre les gens! Sauf que l'Argentine a cette petite particularité de language, le "che". Non pas le Ché (enfin si aussi) mais bien le "che", ici les doubles "l" et le "y" se prononce "che" donc "Me llamo" se prononce "Me chamo"... un peu déroutant au début mais on s'y fait vite même si dans le nord finalement ils parlent plutôt espagnol "non argentin" (beaucoup de Boliviens et de Péruviens y vivent). Cette première semaine au contact des argentins nous a beaucoup plu et les paysages andins nous ont époustouflés. Puis nous sommes revenus deux mois plus tard pour retrouver nos amis porteños Ari et Soli (rencontrés via couchsurfing en janvier à Torcy) avant de passer deux semaines dans la grande Patagonie. Buenos Aires c'est simple on a A-DO-RE! Non seulement on retrouvait des amis (et ça on en avait besoin) mais la ville a vraiment beaucoup de charme (très européen). Ensuite on s'est envolés vers la ville du bout du monde, on a commencé a cotoyer de grands espaces avec bien souvent rien à perte de vue, mais des couleurs, une végétation, des paysages de folie, un état d'esprit, bref un tout bien apaisant. L'Argentine c'est définitivement un coup de coeur que l'on revisitera car un mois dans ce pays immense est bien insuffisant, mais cela nous a déjà laissé entrevoir les diverses richesses du pays. On veut bien sûr parler de nourriture! On a gouté le fameux "bife de lomo" (boeuf argentin), le maté, les empañadas, le dulce de leche et les alfojores mais tout ça est bien réducteur, l'Argentine c'est bien plus mais faut venir la découvrir!

Les transports ne sont pas toujours bon marché (à part dans le nord) et comme en Bolivie ou au Pérou il est d'usage de laisser un billet de 2 pesos au mec qui met/sort ton sac de la soute. De manière générale tout était plus cher ailleurs que dans le nord. On a accumulé pas mal d'heures de bus vu la taille du pays mais en Argentine ce qui est bien c'est les plateaux repas! On mange bien dans les bus argentins. Un peu fatigués des longs trajets de bus après plus de 3 mois sur le continent on s'est offert le luxe d'un vol Buenos Aires/Ushuaïa histoire aussi de gagner du temps (mais pas forcément de l'argent, quoi que...).

La nourriture c'est un des points forts du pays! On mange bien et pour pas très cher en se débrouillant bien, surtout dans le nord, c'est assez varié ça nous a fait du bien après la Bolivie et le Pérou. Là où on a le mieux mangé c'est à Buenos Aires! Ari et Soli nous avaient concocté une semaine d'exception entre les repas chez leurs parents, un resto de fondue au fromage, les pizzas de Soli, les milanesas de Soli, les gateaux de Soli et les empañadas de la maman de Soli, un festin pendant une semaine!

Les dépenses pour les activités sont assez variables (toujours moins cher dans le nord), grâce à nos cartes internationales d'étudiants on a eu quelques réductions/exonérations dans les musées et les expositions, par contre pour les parcs nationaux ça ne marche pas toujours. L'entrée du parc national Tierra del Fuego était gratuite quand on y est allé par contre celle du parc national Los Glaciares (le glacier Perito Moreno) n'est pas donné (50 pesos chacun).

L'hébergement nous a coûté beaucoup plus cher que prévu (un peu comme tout le reste) car comme nous vous l'avions expliqué nous avions calculé notre budget selon les infos du Lonely Planet de 2009, sauf que l'inflation est passée par là depuis et du coup de nombreux tarifs ont doublé, les hotels notamment. Du coup nous avons passé quasiment tout notre séjour argentin en dortoirs... Mais comme c'était la saison basse nous étions bien souvent seuls ou presque.

Sinon l'Argentine en chiffres ça donne ça :
- 1050 pesos (Nord) + 6524 pesos BsAs/Patagonie +  291€ vol BsAs/Ushuaïa (1560€)
- environ 85h de bus (non consécutives mais bim! quand même)
- 1 vol de 3h30 qui nous aura évité 50h de bus supplémentaires
- 1 semaine parfaite à Buenos Aires (gracias a ustedes Ari y Soli!)

Ce qu'on a le plus aimé :
- le village de Tilcara et Purmamarca (cerro de los siete colores)
- le marché couvert de Salta (empañadas et poulet rôti/frites pour trois fois rien)
- l'intégralité de la semaine avec Ari, Soli et Roquito et les rues animées de Palermo
- le spectacle impressionant des chutes de bloc de glace du Perito Moreno
- le glacier Jauja à El Bolson (cette glace là elle se mange, miam!)
- les paysages patagoniens

Ce qu'on a moins aimé :
- l'inflation! Et du coup être obligés de dormir en dortoir...
- le trajet de bus Ushuaïa/El Bolson (sauf pour les paysages mais trop long)
- et... bah c'est tout!

lundi 11 juillet 2011

Nouvelle-Zélande, Ile du Sud

Après notre première semaine sur l'île du nord et maintenant bien à l'aise de nos rôles de roadtrippeurs, nous arrivons à Picton après 3h15 de ferry et nous reprenons directement la route vers notre prochain "campsite" dans le parc national d'Abel Tasman, au nord-ouest de l'île du sud. Comme d'habitude le terrain est situé au fin fond d'un chemin chaotique. Nous coupons le moteur, mangeons une bonne soupe de nouilles indonésienne en sachet et nous endormons bien au chaud de nos sacs de couchage. 

Ce matin, comme de nombreux matins, nous découvrons la beauté des lieux puisque nous sommes arrivés de nuit (il fait nuit à 17h30). Nous sommes au beau milieu d'un champ, entourés de montagnes verdoyantes, au coeur du parc Abel Tasman. Nous petit-déjeunons sous le réchauffement des premiers rayons de soleil qui traversent les vitres du van avant de reprendre notre chemin.




La Golden Bay

Le soleil est au rendez-vous, ce qui rend supportable les faibles températures. Sur la route en direction du Farewell Spit nous visitons les Pupu Springs, des sources dont l'eau, froide, est l'une des plus claire d'Australasie et comme en Nouvelle-Zélande l'environnement est un sujet très important il est devenu interdit de s'y baigner suite à la propagation de différentes algues parasites au sein des sources. Vu la température on a pas de regrets. 






















Une heure plus tard nous arrivons au Farewell Spit, nous marchons le long d'une plage de sable qui mêne vers ces fameuses dunes formant une baie d'environ 30 km, nous croisons encore de nombreux cygnes noirs. 




Tout ce sable nous rappelle vaguement notre expérience dans le désert de Huacachina, la mer en plus et quelques degrés en moins. Ceci dit au soleil ça tape assez fort, peut être parce qu'ici nous sommes tout près du trou de la couche d'ozone... Nous finissons l'après-midi sur la plage de Wharariki où le coucher de soleil commence tout juste.


















La côte ouest et la région des glaciers

Nous rejoignons les côtes de la mer de Tasmanie par Westport, après un bref arrêt au i-Site (office de tourisme local) nous nous dirigeons vers Punakaiki et ses Pancake Rocks, un ensemble de roches calcaires qui par le temps et l'érosion a pris la forme de galettes superposées. Au milieu de ces roches se trouve le fameux "blowhole", un trou d'où l'eau de la mer jaillit tel un geyser à marée haute, malheureusement nous arrivons 2h trop tard pour le spectacle... 






















La région jouit d'un climat plutôt agréable du coup la végétation a parfois des allures de tropiques, on y trouve d'ailleurs un palmier endémique, le nikau






















A l'heure du déjeuner nous rencontrons un oiseau très ressemblant au fameux kiwi mais on se doute qu'il ne s'agit que d'un sosie car il est très rare d'en trouver par hasard. Tout le trajet longe la mer et c'est plutôt agréable vu la route que l'on a aujourd'hui. 

Après une nuit dans un des DOC d'Hokitika, où l'on s'est fait réveiller par les fameux oiseaux sosies des kiwis qui picoraient le dessous de la voiture, nous faisons un petit tour en ville puis jusqu'au gorges d'Hokitika où l'eau est d'un bleu pur. 



Nous reprenons la route vers la région des glaciers à quelques heures seulement, où nous attendent Franz Josef et Fox Glacier. Nous arrivons en début d'après-midi sur le site de Franz Josef et nous sommes plutôt déçus. Nous étions restés sur l'image du glacier Perito Moreno et là c'est beaucoup moins impressionnant, le glacier reculant, la partie visible est minime et lointaine, le phénomène intéressant par contre c'est la rivière qui traverse le pied du glacier par une voute de glace. 


























Le cadre est intéressant, une immense vallée de pierre où coule une rivière, on s'imagine qu'il y a 100 ans le glacier occupait massivement cet espace. 

















Nous finissons la journée au Holiday Park de Fox Glacier, c'est le luxe, douche chaude, chauffage dans le van et repas cuisiné! 

Le lendemain, après un petit-déjeuner chaud lui aussi, nous sommes d'attaque pour le second glacier du pays. Toujours un peu la même impression que face au Franz Josef si ce n'est que celui-ci nous pouvons l'approcher de plus près et contrairement à son voisin, le Fox Glacier avance (depuis quelques années seulement le mouvement s'est inversé), du coup nous retrouvons une face plus semblable au Perito Moreno avec ses fissures bleutées bien visibles.









Queenstown et Milford Sound

Après les glaciers nous reprenons la route, toujours vers le sud en direction de Queenstown. Nous faisons quelques haltes notamment au lac Paringa et à Ship Creek où nous avons le plaisir d'observer un petit groupe de dauphins depuis la plage. 

Notre van qui pose au bord du lac Paringa


Nous longeons ensuite l'immense lac Wanaka, puis le lac Hawea, le paysage est plus sec et toutes ces montagnes rousses qui se reflètent dans le lac nous rappelle le Titicaca (oui on est très nostalgiques de l'amérique du sud). Nous traversons Queenstown pour rejoindre notre DOC du jour, toujours situé dans un trou paumé au milieu d'un champ entre deux montagnes et près d'un lac gelé, la nuit s'annonce glaciale. 

Le lendemain nous rejoignons le centre ville de Queenstown, nous flânons dans ses quelques rues piétonnes, ses boutiques et son cybercafé. La ville est agréable, plutôt jeune et la saison de ski commence du coup nous croisons pas mal de jeunes skieurs. C'est aussi à Queenstown que l'on peut s'adonner à tous les sports extrêmes, peut être plus en été. 























Le tour est vite fait pour nous qui ne skions pas, nous reprenons la route en début d'après-midi vers Te Anau, porte d'entrée du parc national Fiordland. 

Après une nuit à température ambiante nous arrivons à Milford Sound, l'un des plus célèbres accés aux fjords. Nous marchons vers différents points de vue mais le temps n'est pas au beau fixe, beaucoup de nuages gachent un peu la magie du paysage, du coup nous hésitons à faire la traversée en bateau. 



Après consultation des prix nous sommes calmés et nous tirons un trait sur les fjords. Un peu déçus avec du recul mais bon, c'est la vie! De belles choses nous attendent encore ailleurs.

Les Catlins

Nous arrivons dans la région la plus au sud du pays par la ville d'Invercargill afin d'explorer les Catlins, une région peuplée d'animaux marins (à défaut d'hommes): otaries, lions de mer, dauphins et manchots. Les routes menant aux différentes colonies sont assez sinueuses, nous comptons donc prendre notre temps pour explorer la région en remontant vers Christchurch. Notre première rencontre sera des lions de mer à Waipapa Point où un couple se fait la guerre sous nos regards enfantins. 























En fin de journée, nous croisons quelques "yellow eyed penguins" à Curio Bay, ces manchots aux yeux entourés de plumes jaunes, qui rentrent vers leur terrier après leur journée de pêche. 






















Le lendemain nous continuons notre visite des Catlins par les Purakaini Falls, Surat Bay, Cannibal Bay, Nugget Point où nous voyons des bébés otaries jouer dans leur petite piscine privée aux pieds des falaises puis nous finissons à Dunedin, plus exactement à Otago Peninsula, où nous apercevons un albatros royal mais il est trop rapide pour finir en cliché.


Nous continuons notre route vers Shag Point et là c'est le paradis des otaries! On y trouve toute une colonie tranquillement installée sur les rochers à prendre le soleil.








On aurait pu rester des heures à les contempler... Mais aujourd'hui on a de la route! Direction la plage de Moeraki Boulders où se trouvent un certain nombre de pierres parfaitement rondes. Selon la légende maorie elles représentent des paniers de nourriture qui se trouvaient à bord du canoë Arai-ti-uru qui se serait échoué alors à la recherche de jade. Il y a aussi une explication purement scientifique mais on préfère celle-là.






Ayant décidé de faire un détour par le mont Cook nous reprenons la route en compagnie de Lisa, une autostoppeuse allemande et tourdumondiste aussi, vraiment petit ce monde. En arrivant aux abords du mont le ciel est bien chargé, puis il se met à neiger. Nous avons donc fait le détour pour rien car nous ne voyons absolument rien... Nous nous rabattons sur la péninsule de Banks, à 80 km de Christchurch dans le village d'Akaroa au bord de la French Bay! Ici les rues ont des noms français, les commerces aussi et il y a même une "gendarmerie"... mais pas de croissants... 









Le village est très mignon même s'il n'y a rien d'exceptionnel on a plutôt apprécié (notre côté chauvin). L'histoire raconte qu'avant que les anglais ne signent le traité de Waitangi avec les maoris, des français auraient acheté ces terres en vue d'une colonisation mais ils sont revenus trop tard, le drapeau de l'Union Jack y flottait déjà!


Samedi 9 juillet direction Christchurch où nous rendons le van, le check-out prend moins d'une minute (et nous qui nous prenions la tête pour les quelques pets sur le pare-brise...) puis nous prenons le chemin du centre ville avec nos sacs sur le dos, ça faisait longtemps. Nous approchons la ville et sommes confrontés aux premiers décombres. En effet Christchurch a été frappé par deux séismes en l'espace de 5 mois dont le dernier le 13 juin et la moitié de la ville est sinistrée, barricadée, désertée. C'est assez impressionnant pour une si grande ville et tristement touristique car les seuls personnes que nous croisons sont venus observer les dégâts... Nous nous doutions que la ville serait certainement sinistrée mais nous n'imaginions pas à quel point. Ce passage de notre tour du monde est assez étrange mais finalement enrichissant dans un sens, sans savoir comment vous l'expliquer...








C'est dans une ville déserte que nous faisons une balade de 2 heures tout de même avant de jeter l'éponge et décider de finir la journée (et la nuit) à l'aéroport. Juste avant de monter dans le bus nous trouvons un petit kiosque japonais à l'angle de Papanui Street et Bealey Street où nous nous régalons, après 3 semaines de cuisine de camping (et un bon nombre de sachets de "mie") c'est le luxe!


(Arf, une vraie Cendrillon...)

Poulet frit sur riz au beurre (miiaaaam!)




Nous passons une nuit difficile à l'aéroport avant de monter dans l'avion qui nous amène à la destination suivante : OZ!


Toutes les photos de l'île du sud en attendant :

dimanche 3 juillet 2011

Nouvelle-Zélande, Ile du Nord

Notre départ de l'Amérique du Sud a été plutôt bien marqué : 3 vols consécutifs, près de 30 heures de vol, 12 heures d'escale dont 10 à New York (so good!) et la journée du 20 juin volatilisée dans les airs du pacifique au passage de la "international date line". Nous attérissons à Auckland, sur l'île du nord, le mardi 21 juin à 8h heure locale. Déphasés mais prêts pour notre nouvelle vie Néo Zélandaise. 

Nous récupérons nos bagages, bien contents qu'ils aient suivi sans problème avec toutes ces correspondances. Nous passons ensuite la douane, le contrôle des sacs, l'inspection de nos chaussures de randonnée et enfin un véritable interrogatoire devant les toilettes pour dames alors que Prisca cherchait simplement sa brosse à dents dans son sac. On trouve le contrôle bien chiant sérieux. Bien plus sérieux qu'aux Etats-Unis finalement. Bizarre. Nous prenons le bus direction le centre ville pour récupérer notre "maison" pour les 3 prochaines semaines, un van Escape Rentals. Nous trouvons sans problème, choisissons notre van (conduite manuelle, en conduisant à gauche on prend des risques mais le van était plus beau que celui à boîte automatique), faisons l'état du van, payons (aïe) et hop, en route. 

La Nouvelle-Zélande est pour nous une étape synonyme de liberté grâce à la location du van. Pendant 3 semaines nous prévoyons de parcourir bon nombre de routes néo-zélandaises à travers des paysages verdoyants. Notre van sera notre bus, notre chambre, notre cuisine et sûrement un peu notre salle de bain. Du coup pas d'auberge pendant 3 semaines mais des campings, un style de vacances très répandue dans la culture néo-zélandaise. Bref, voici les prémices de notre nouvelle vie de nomades.


Auckland

Nous n'y restons que l'après-midi finalement car pas très pratique avec le van, donc on fait un tour dans le centre, les rues principales, la Sky Tower, on mange chinois (hum ça faisait longtemps), on aime bien Auckland, ça a vraiment l'air sympa. L'apprentissage de la conduite à gauche (avec volant à droite of course, à l'anglaise quoi) est un peu brusque mais ça vient, c'est Raksa qui s'y est collé en premier. La conduite en ville c'est pas ce qu'il y a de plus simple donc après quelques tours dans les rues d'Auckland nous effectuons nos premières courses du séjour chez Pak'nSave, le supermarché le moins cher du pays. Une fois approvisionnés nous nous embarquons sur la highway direction la péninsule de Coromandel au nord est de l'île. 



Péninsule de Coromandel

Pour l'hébergement du coup avec le van on a plusieurs choix. Le camping sauvage, qu'on ose pas tester tout de suite, les campings du DOC (Department of Conservation), très sommaires (souvent uniquement des toilettes écologiques) au tarif peu élevé mais finalement cher pour ce qu'on y trouve et les Holiday Park, des campings largement aménagés avec tout le confort et donc des tarifs qui décoiffent $NZ 20 par tête (environ 13€). On se dit qu'on alternera mais pour ce soir, après le voyage qu'on a enduré on a besoin d'une douche donc ça sera Holiday Park. Nous arrivons en fin de journée au Holiday Park de Coromandel, il est 20h30 et la réception est déjà fermée. Le proprio sort finalement, en peignoir, et nous indique notre emplacement pour la modique somme de $NZ 40. Ouch!
Nous vivons avec joie les premiers instants de notre nouvelle vie de gens du voyage. En ouvrant la porte du van on se réveille au milieu des oiseaux, des vaches, de la verdure, ça sent bon la campagne. On se sent bien.
On visite rapidement le village puis on fait une petite marche histoire d'avoir une vue sur les environs. Ensuite on reprend la route direction Hot Water Beach et Catedral Cove de l'autre côté de la péninsule.
Hot Water Beach c'est en fait une plage qui repose sur une activité volcanique, on peut y creuser sa propre piscine dans le sable et se baigner dans une mini source d'eau chaude.

Hot Water Beach

Catedral Cove


Rotorua et Taupo

Ces deux villes se trouvent dans le centre de l'île du nord et sont des destinations très touristiques car elles sont situées au coeur de l'activité géothermale du pays. On y trouve donc des geysers et des sources d'eaux thermales, activités principales de la région. Les deux villes sont également situées au bord d'un lac, respectivement le lac Rotorua et le lac Taupo, très touristiques en été et désertées en hiver. Nous visitons ensuite les Huka Falls, dont l'eau qui provient du lac Taupo, est turquoise au niveau des chutes. 



Puis nous nous rendons aux Craters of the Moon, un site où quelques cratères de boue ou de fumerolles sont en activité. On y retrouve la même odeur de souffre (oeuf pourri en clair) qu'à Rotorua. 



Après avoir passé la nuit sur un DOC au bord du lac Okerewa à Rotorua, nous décidons de nous poser au Holiday Park de Taupo qui se trouve dans un complexe de sources thermales. Du coup nous nous offrons à nouveau une petite baignade dans les eaux thermales de Taupo où il y a même un toboggan à eau! Génial.

Tongariro

La région du Tongariro National Park est une des régions les plus touristiques du pays de part ses randonnées, ses stations de ski et ses paysages. Comme de nombreux touristes nous sommes ici pour effectuer la fameuse randonnée Tongariro Alpine Crossing. 18km à travers un paysage lunaire, des montagnes, des lacs, etc. Nous partons à 6h du matin, nous effectuons les premiers kilomètres dans le noir, à tatonner sur les sentiers puis passerelles avec la rivière en bruit de fond. Le jour se lève sur le mont Ngauruhoe, la vue est magnifique. Malgré le froid les premiers kilomètes ont effectivement des allures de paysages lunaires. Mais sait-on si il neige sur la lune? Et oui car nous sommes en hiver et la montagne ne se prive pas de nous le rappeller. En arrivant au pied du mont Ngauruhoe la neige est abondante et c'est plutôt agéable de marcher dans la poudreuse. Arrivés au Red Crater, point culminant de la randonnée, le ciel bleu de l'aube laisse place aux nuages et nous nous retrouvons coincés dans une mini tempête de neige. Ne pouvant absolument rien voir de l'autre côté du versant, ni même à plus de 5 mètres devant, nous décidons malgré nous de rebrousser chemin vers le van. Adieu lacs émeraudes. C'est un peu déçus que nous redescendons mais on se dit qu'on a déjà été chanceux de pouvoir monter si haut vu la météo. Tongariro, nous reviendrons!









Puisque notre randonnée a été plus courte que prévue nous décidons de prendre de l'avance et de prendre la route vers Wellington. Nous passons la nuit sur un terrain bien boueux du DOC, résultat le van est embourbé dans la boue... Nous attendons le lendemain matin pour agir et c'est avec l'aide d'un retraité néo-zélandais que nous finirons par sortir de notre mouise. Yiaah!


Wellington

Nous arrivons dans la capitale néo-zélandaise sous un beau soleil, nous passons d'abord chez Bluebridge acheter nos tickets pour le ferry du lendemain afin de rejoindre l'île du sud. Une fois la "corvée" effectuée et le porte monnaie bien allégé nous pouvons visiter la ville. Puisque internet est devenu une denrée rare durant ce séjour nous faisons d'une pierre deux coups en s'offrant notre premier McDo depuis un petit moment et profitons du wifi. Nous optons pour un après-midi culturel en visitant le musée Te Papa et nous ne sommes pas décus. Le musée est vraiment bien pensé, interactif et très enrichissant. A la sortie du musée la nuit tombe déjà (et oui c'est bien l'hiver ici), nous filons faire quelques courses puis direction Holiday Park. Le lendemain matin nous partons tôt pour avoir le temps de visiter un peu plus la ville avant de prendre le ferry de 13h. Malheureusement la pluie s'en mêle et rend la visite moins agréable, cela nous force aussi à entrer dans quelques boutiques pour nous abriter. Nous ne sommes pas restés très longtemps dans la capitale mais même si nous l'avons trouvé agréable nous avons trouvé qu'elle manquait un peu de charme. 



Après une semaine sur l'île du nord nous pouvons déjà dresser un mini bilan en disant que la verdure du pays nous a étonné, l'accent néo-zélandais nous a dérouté, les villes ne nous ont pas tellement emballés, la richesse des paysages nous a bluffé, la conduite à gauche Raksa a maitrisé et la vie de nomades nous avons adopté.

To be continued...