vendredi 17 juin 2011

C'est la faute au volcan...

Voilà 4 jours que nous jouons les poireaux à Santiago... En débarquant de l'île de Pâques dimanche soir on se dirige vers le comptoir de LAN pour le check-in, toujours aussi sereins, sauf qu'en 2 secondes l'hôtesse au sol anéanti notre enthousiasme. Le vent ayant tourné, le nuage de cendres du volcan Puyehue, qu'on avait évoqué en Patagonie, ne bloquent plus seulement l'Argentine mais  en partie le Chili, le Brésil, l'Australie et la Nouvelle-Zélande! Du coup on passe une autre nuit à l'aéroport de Santiago (dont tu as vite fait le tour), puis une journée entière pour qu'on nous dise encore que les vols sont annulés. Heureusement nous sommes pris en charge par la compagnie aérienne et on passe les deux nuits suivantes à l'hôtel Sheraton, la classe. Un vrai lit, une salle de bain privée (avec baignoire) et une TV écran plat géant.

On ne débourse rien pendant deux jours car même la nourriture est comprise, plutôt agréable, on récupère doucement mais on attend toujours que les vols reprennent. Mercredi même scénario sauf que la belle vie c'est fini, direction Hostel Plaza de Armas, l'auberge que nous avions tant apprécié lors de notre séjour à Santiago (c'est déjà un bon point).

Du coup on a pris le temps de mettre le blog à jour, trier les photos, mettre à jour le budget, déjouer un tentative de pick pocket au Dunkin Donuts (avec menace - efficace - en espagnol de la part de Raksa) et tout ça entre deux appels à Qantas Airways... Voilà à quoi se résume nos journées. On pourrait en profiter pour visiter un peu plus Santiago mais on en a pas la motivation. Du coup on se repose, on farniente, c'est bien mais ça a assez duré on veut road triper en Nouvelle Zélande maintenant! 

En attendant ce soir à l'auberge c'est soirée karaoké, peut être que Mère Nature nous trouvera plus forte qu'elle et se calmera pour nous laisser partir demain soir. Qui sait? Allez on y croit!

A suivre...

mercredi 15 juin 2011

Ile de Pâques

Après notre première nuit blanche à l'aéroport de Santiago, c'est la tête en vrac que nous faisons notre check-in direction l'Ile de Pâques vers 6h30! Nous n'étions pas certains d'y aller mais on le voulait tellement et c'était dommage de passer si près sans y aller, on a donc cassé notre tirelire pour s'offrir quelques jours sur l'île la plus isolée au monde. Nous arrivons vers 12h, sur le tarmac une troupe de jeunes danseurs fait un show pour quelques personnes (sûrement des représentants du Chili ou un truc dans le genre).



Le proprio du camping Mihinoa, Roger, est bien à l'aéroport pour nous récupérer ainsi qu'une poignée d'autres voyageurs, nous avons droit au collier de fleurs, ça sent bon la Polynésie. Arrivés au camping nous faisons connaissance avec notre nouvelle maison pour les 4 prochains jours, une tente deux places plantées face à l'océan pacifique dont les vagues frappent vigoureusement les falaises de l'île. 






Le temps est ensoleillé et humide, cela nous change radicalement de la Patagonie et on veut en profiter, après un bon plat de pâtes (menu élu pour l'île car ici c'est 2 fois plus cher que sur le continent) nous partons fouler l'île, en tongs s'il vous plaît (elles commençaient à prendre la poussière les pauvres). Nous vivrons notre premier coucher de soleil sur l'île en essayant d'arriver à temps pour voir le soleil se coucher derrières les moais de Ahu Tahai, nous ne sommes pas assez rapides mais on aura quand même quelques clichés sympas.




Le soir nous tombons de fatigue, à 21h il n'y a plus personne. A peine glissés dans nos sacs de couchage il se met à pleuvoir. La puta madre! 

Malgré les incantations vaudous prononcées dans nos rêves nous nous réveillons avec un ciel bien chargé. Mais on ne se laisse pas abattre et on part tout de même en exploration, on doit dire que le temps renforce le côté mystique de l'île. L'île n'est vraiment pas très grande et nous décidons d'explorer les sites de la côte nord-est à pieds, environ 12 km aller-retour. La balade est agréable et plus nous nous éloignons du village d'Hanga Roa (seul village de l'île) plus les paysages semblent "pelés" et sauvages. Nous croisons de nombreux chevaux (un moyen de transport assez répandu sur l'île mais sûrement plus par beau temps) et vaches dans les champs alentours. 






Nous longeons les falaises et ne nous lassons pas de contempler les immenses vagues turquoises frapper la roche noire des falaises en attendant toujours une plus grosse vague (oui ça peut durer des heures). Nous découvrons quelques caves et grottes mais comme nous avons oublié nos lampes frontales nous ne pouvons pas y entrer. Nous continuons jusqu'au bout de l'île où se trouvent plusieurs plateformes de cérémonie (ahu) qui n'ont pas été restaurés et où les statues de moais sont au sol, un tsunami évoqué pouvant en être la cause.






Et puis la pluie se pointe... nous rentrons donc sous la pluie pendant près de 6 km. On arrivent au camping trempés, après une bonne douche bien chaude nous filons à la cuisine manger notre nouveau plat du moment : pâtes à la crème fraîche et au jambon. Dans la cuisine nous retrouvons Laura, Antoine (qui font le tour du monde) et Quentin (qui voyage en Amérique du Sud) un trio de français avec qui nous accrochons bien et qui sont, au moins autant que nous, fous de nourriture. Nous nous échangeons donc des tips sur les spécialités culinaires des pays traversés car eux arrivent d'Asie. Sur ces mots qui nous font saliver nous regagnons notre tente où comme la veille nous mettons environ 5 centièmes de seconde pour nous endormir.

Vendredi 10 juin nous continuons l'exploration de l'île à pieds et cette fois nous nous consacrons au sud-ouest de l'île en direction du Rano Kau et du village d'Orongo. Nous longeons la côte où nous visitons une autre grotte, puis nous rejoignons un sentier  qui nous mène jusqu'au Rano Kau en 1h.




Nous continuons la visite par le village d'Orongo où de nombreux pétroglyphes ont été sculptés mais aujourd'hui il n'en reste pas grand chose, ils sont très peu visibles et d'ici quelques années il n'en restera certainement rien.


Quelques pétroglyphes et l'île Motu Nui




Depuis le village nous pouvons également observer l'île de Motu Nui... La légende raconte que chaque année, les représentants des différentes tribus rejoignaient Motu Nui à la nage pour y chercher l'oeuf d'un oiseau très rare et endémique de l'île, manutara, une sterne noire, qui à chaque printemps vient pondre son oeuf sur l'île. Le premier compétiteur qui trouvait l'oeuf était nommé "chef" de l'île et sa tribu participait au pouvoir.

En fin de journée nous retrouvons Laura, Antoine et Quentin au marché artisanal pour quelques emplettes. La fameuse statue de moai en poche nous rentrons au camping rincés par notre journée. Le programme vous le connaissez : plat de pâtes, anecdotes, tips et voyage culinaire (on adore ces moments).

Pour notre dernière journée nous louons une voiture avec Iana et Géraud, un autre couple de français tourdumondistes (faut croire qu'on passe tous par l'île de Pâques), pour visiter les sites les plus éloignés. Entre échange de tips et anecdotes nous découvrons les sites les uns après les autres avec toujours autant de plaisir et de sensations.







Nous repassons par la côte nord-ouest pour rentrer au camping, du coup nous pouvons visiter le grottes munis de nos lampes frontales. 






A l'intérieur c'est comme dans les films, après quelques mètres à parcourir accroupis nous arrivons au coeur de la grotte et surtout sur une ouverture creusée dans la falaise qui donne droit sur l'océan. 
















Puis le soleil finit par se montrer alors nous voulons profiter d'un dernier coucher de soleil sur l'île et cette fois on l'aura!






Nous finissons la journée autour d'un plat de pâtes (on vous avez prévenu) en compagnie de Iana et Géraud, puis nous rejoignent Lorraine et Anas, français tourdumondistes également (là aussi on vous l'avez dit). Une fin de journée sympathique où chacun raconte ses expériences, ses souvenirs, on se rend compte qu'on a quand même fait un peu de route et ces moments permettent aussi de prendre du recul sur notre voyage finalement et nous donnent encore plus hâte de voir la suite!

Dimanche 12 juin, jour de notre départ, nous nous réveillons sous un beau ciel bleu et ensoleillé, un peu énervant même si on est toujours contents de voir le soleil. Nous remballons nos affaires éparpillées dans la tente (c'est dur de maintenir l'ordre dans un si petit espace) puis faisons une petite balade au bord de la côte histoire de quand même profiter du soleil. L'heure du départ arrive vite, Roger nous dépose à l'aéroport, en faisant le check-in pour Santiago on apprend que notre vol suivant pour Auckland risque d'être annulé à cause du nuage de cendres du volcan Puyehue qui se dirige maintenant vers l'ouest (comme par hasard)... C'est toujours avec le même optimisme que l'on prend l'avion, on se dit qu'on verra une fois sur place... A suivre!


Patagonie : d'Ushuaïa à Pucon

Lundi 23 mai, 6h du mat', nous quittons tout juste Ari, Soli et Rocco, nous nous rendons à l'Aeroparque de Buenos Aires prendre notre vol en direction du bout du monde : Ushuaïa. Nous avions hésité à visiter Ushuaïa car de nombreux voyageurs disent que ce n'est pas si génial que le mythe le fait croire. Le bout du monde. La terre de feu. C'est sûr que ça a quelque chose de fantasmatique. Nous avons décidé d'y aller et de juger par nous même. Le vol depuis Buenos Aires est rapide, 3h30 pour environ 3100 km, un luxe pour nous, on apprécie. On débarque à Ushuaïa à 11h15 et la première impression est très agréable. Les trottoirs sont enneigés, le froid est au rendez-vous mais le soleil aussi! Nous prenons un taxi et nous rendons directement à l'Apart' Hotel Los Pinos que nous avons pu réserver via Licha, une amie d'Ari et Soli qui connaît le proprio.

Nous partons ensuite visiter la ville du bout du monde. En effet la ville n'a rien d'extraordinaire mais les trottoirs verglacés enneigés nous donnent vraiment une impression agréable et on se dit qu'on est vraiment en Patagonie maintenant! Nous nous renseignons pour naviguer sur le canal de Beagle et observer la faune présente (mouettes, cormorans, loups de mer, etc.) mais c'est un peu cher et on sait qu'on verra des loups de mer et surtout des baleines en Nouvelle-Zélande (enfin on espère hein) donc on passe notre tour pour le canal. Nous nous consacrons au Parc National Tierra del Fuego que nous visitons le lendemain. Comme nous sommes en basse saison l'entrée du parc est gratuite mais de nombreux sentiers sont fermés aussi car impraticables à cause de la neige et du verglas. Ceci étant, les quelques sentiers que nous empruntons nous offrent des paysages magnifiques et pour le coup nous avons vraiment le sentiment d'être au bout du monde et surtout d'être SEULS au monde. 


























Nous ne croiserons qu'une poignée de touristes et surtout nous faisons la promenade avec Alexandre, un français expatrié en Nouvelle-Zélande depuis deux ans, qui s'offre quelques semaines de vacances avant de rentrer en France. L'occasion de partager des infos sur les pays qu'on a déjà visité et la Nouvelle-Zélande, notre prochaine destination! Nous finissons la promenade quelques heures plus tard et arrivons affamés au refuge du parc où nous dévorons deux grandes pizzas près du feu en évoquant la France, ce qui nous manque et bizarrement surtout de ce qui ne nous manque pas. Encore un moment agréable. Ushuaïa a été de courte durée, le lendemain matin nous traversons une bonne partie de la ville avec nos sacs sur le dos à 4h30 du mat', sur des trottoirs glissants, les yeux légèrement collés mais le sourire aux lèvres, du moins jusqu'à ce qu'on voit le bus bien pourri que nous allons nous coltiner pendant les dix prochaines heures. Encore une fois le staff fanatique du chauffage se fait plaisir, OK ça caille dehors mais quand même (en vrai il n'y a pas de régulateur donc c'est ou tu te les cailles ou tu transpires). Aujourd'hui nous traversons 2 frontières et nous prenons même le ferry pour quitter l'île de la Terre de Feu. Ushuaïa se trouve à l'extrême sud de l'Argentine, en Terre de Feu, et est séparée du reste du pays par une petite portion de Chili. Nous devons donc sortir de l'Argentine, rentrer au Chili, pour resortir du Chili et réentrer en Argentine. Ça parait chiant comme ça et ça l'est! Mais tout se passe bien. Nous faisons ensuite un changement de bus à Rio Gallegos direction El Calafate à 4h de là.

Nous arrivons à El Calafate vers 22h et nous posons à l'Hostel Buenos Aires (oui on est nostalgiques) et prenons place dans notre dortoir. Et oui, la Patagonie c'est un peu cher donc nous optons encore une fois pour les dortoirs mais comme nous sommes toujours un basse saison les dortoirs ne sont pas pleins. Le lendemain nous visitons la ville (enfin surtout la rue principale) où les devantures de vitrines, pancartes et même les maisons en bois nous donnent vraiment l'impression d'être à la montagne, un petit côté Alpes suisse par moment.






Le midi nous déjeunons dans une parilla, genre de steak house très répandue en Argentine, normal vu la réputation de leur viande et leur passion pour le barbecue! On s'éclate le bidon se régale. Après une petite balade au bord de la lagune Nimez nous rentrons à l'auberge se réchauffer avec un bon maté






Le vendredi 27 mai c'est le grand jour, nous allons enfin approcher le glacier Perito Moreno, LE grand point d'attraction de la région, en nous rendant au Parc National los Glaciares par le bus. Encore une fois nous nous y rendons par nos propres moyens, sans passer par une agence, ce qui nous revient moins cher, mais cela veut aussi dire que nous ne marcherons pas sur le glacier... mais pas trop de regrets car de toute façon trop cher pour nos portes monnaie. En arrivant aux abords du parc nous pouvons déjà apercevoir des morceaux de glacier échoués au milieu de Lago Argentino. Le grand moment arrive enfin. Nous descendons du bus et nous dirigeons vers le monstre de glace en descendant les nombreuses passerelles qui le longent. Les sensations face au glacier sont assez fortes, nous sommes impressionnés par son immensité et ses couleurs. 




Pour vous donner une idée de l'échelle




métres plus bas dans le Lago Argentino dans un bruit si puissant qu'il nous fait penser au tonnerre. Le glacier Perito Moreno c'est 5000 mètres de front, 60 mètres de hauteur et une surface de 250 km². Un monstre. Il avance d'environ 2 mètres chaque jour, ce qui provoque la chute de bloc de glace. Nous restons 45 minutes à admirer la bête avant de remonter dans le bus qui nous emmène à l'embarcadère pour prendre un bateau qui durant 1h longe le glacier (à défaut de marcher dessus nous pouvons au moins naviguer autour). Puis nous revenons au point de vue panoramique, pique-niquons près du glacier et sommes toujours fascinés par les chutes de glace dont nous avons réussi à choper une image après début du grondement, ce n'est pas aussi impressionnant qu'en vrai mais ça vous donnera une idée.




Le lendemain matin on se décide à louer un vélo pour visiter les alentours de la ville repérés la veille sur le trajet du parc national. Mission impossible! Ici la vie commerçante ne commence pas avant 12h (la chance pour eux) et comme nous avons un bus à 15h30, pas de vélo (ooooh)! Nous refaisons un bref tour de la ville et de la lagune où nous apercevons des flamands rose. 







Puis nous prenons notre bus direction El Bolson, 27h plus loin... Oui, notre record! 

Finalement le trajet passe plutôt vite (genre) et le proprio de l'auberge où on a réservé vient nous chercher à la sortie du bus. Nous arrivons à l'auberge Pehuenia, un vrai plaisir. Une maisonnette chaleureuse où les proprios sont très avenants. Comme le monde des routards est très petit nous y retrouvons Flo, une niçoise rencontrée dans l'auberge de Santiago quelques semaines auparavant! El Bolson est connue pour avoir été un "refuge hippie" dans les années 70, où l'atmosphère est donc très détendue. Le temps n'est vraiment pas terrible quand on arrive, très gris, froid et humide, bref un temps parfait pour rester sous sa couette bien chaude à regarder des séries TV... Et l'auberge est parfaite pour cela, bien chauffée et grosse couette en plumes... malheureusement nous avions abîmé notre chargeur de netbook au Chili et il a finalement rendu l'âme, donc pas de série à regarder sous la couette!! Pas trop grave, on passe pas mal de temps avec Flo et Yoshi, un tokyoïte très bon cuisinier et qui sait même faire du pain! On aura tout vu, un japonais qui nous prépare du pain français dans une auberge argentine... On aime. Le lendemain, on fait un tour au marché, assez réputé mais on est un peu déçus, le fait d'être hors saison le marché est aussi rude que le temps. Du coup nous poursuivons la visite de la ville par une fabrique de confitures artisanales où on peut TOUT goûter (et on se gêne pas) puis une fabrique de bière, spécialité locale, où nous dégustons une bière à la framboise en compagnie de Yoshi, mais encore une fois un peu déçus (ah ils sont rudes ceux-là!).







L'après-midi nous nous décidons à louer des vélos, toujours en compagnie de Yoshi, pour nous rendre à 18 km plus loin au bord du Lago Puelo, un des nombreux parcs nationaux des environs. La route est plate et les paysages apaisants, d'immenses arbres aux feuilles orangées bordent la route, tout autour des montagnes verdoyantes et des cimes enneigés. Nous arrivons au bord du lago puelo 1h30 plus tard, la vue est splendide, nous nous offrons un encas à base de noix locales, huuum






Nous reprenons la route en espérant arriver avant la tombée de la nuit. Le retour est assez laborieux pour Prisca qui impose de nombreux arrêts à ces messieurs. Nous arrivons finalement en ville quelques minutes après la tombée de la nuit et filons directement chez le plus célèbre glacier de la ville, Jauja, pour nous offrir un demi litre de glace bien mérité. Un vrai régal. Et malgré les quelques degrés ambiants nous apprécions ces bouchées glacées... De retour à l'auberge nous nous mettons tous en cuisine, on organise un dîner collectif, au menu truite locale, boeuf et purée maison. Un régal. (On a comme l'impression de ne parler que de bouffe depuis quelques semaines...) 




Mercredi 1er juin nous remballons nos affaires et prenons un bus pour Bariloche toujours en compagnie de Yoshi. On serait bien resté un ou deux jours de plus à El Bolson mais la fin du voyage en Amérique du Sud approche et nous voulons encore voir quelques villes. Nous arrivons à Bariloche en fin d'après-midi, nous posons les sacs à l'Hostel Achalay et motivés par Yoshi Ice Cream Addict nous filons chez le plus célèbre glacier de la ville (on l'a pas déjà dit ça?!) Rapa Nui. Encore un régal. Rapa Nui est aussi un chocolatier mais on garde ça pour plus tard. Le soir nous dînons dans une parilla (steak house), Tony's, où la viande est plutôt bonne mais pas sensationnelle non plus. Quand on reçoit l'addition on s'aperçoit qu'on nous a collé d'office une taxe de 10% équivalent au pourboire. On aime. On s'énerve un peu (pour le principe). On bougonne. On paie. Après vérification il s'avère que les argentins ont pour habitude de laisser environ 10% de la note en pourboire (du moins dans cette région), le sentiment de s'être fait enfler s'atténue. Le lendemain Yoshi nous quitte, nous allons trekker en direction du Cerro Otto, mais nous nous arrêtons au site de Pierres Blanches d'où la vue sur le lac Nahuel Huapi et les Andes est impressionnante et relaxante. L'endroit est parfait pour pique-niquer. Raksa s'adonne même à l'escalade de quelques pierres pour bien digérer. 






De retour à l'auberge en fin d'après-midi nous avons tout juste le temps de manger un plat de pâtes et filons au bord de Nahue Huapi pour observer le coucher du soleil, et qui sait, peut  être apercevoir la tête de Nahuelito. Paisible moment mais frais. 






Pour notre dernier jour à Bariloche nous décidons de nous reposer un peu puisque la ville ne nous séduit pas plus que ça et surtout d'organiser notre dernière semaine et d'étudier les différentes possibilités pour rejoindre Santiago à moindre coût. Nous passons tout de même un petit moment sur la place du Centro Civico où la jeunesse roule le pavé. Yohsi nous ayant contaminé, nous retournons chez Rapa Nui où nous engloutissons nos glaces et on s'offre une petite boite de chocolat, histoire de goûter quand même car c'est un peu la spécialité de la région (oui oui on est toujours dans les Alpes suisses ici) et on ne sera pas déçus!!


Après études donc, nous quittons Bariloche le samedi 4 juin pour San Martin de Los Andes qui sera pour nous une simple ville-crochet afin de rejoindre Pucon au Chili, ce qui n'était pas prévu mais les transports depuis Pucon pour Santiago sont beaucoup moins chers qu'en Argentine. Et puis il y a le volcan Villarrica tout près et ça on a pas encore vu! Nous passons donc une nuit au Puma Hostel, pendant le repas nous apprenons l'éruption du volcan Puyehue au Chili, il se trouve juste en face Bariloche, du coup un nuage de cendres qui se dirige vers l'est en remontant vers Buenos Aires provoque l'annulation de nombreux vols... Cela n'a pas de conséquences sur notre trajet, c'est donc après une nuit à San Martin que nous prenons le bus pour traverser à nouveau le frontière chilienne. Les paysages traversés sont encore magnifiques, toujours ces grands arbres roux, des sapins, des montagnes, un peu de neige et au loin les volcans. 


A notre arrivée à Pucon nous rejoignons Yoshi à l'Hostel El Refugio, qui est arrivé deux jours avant nous, et c'est avec un plaisir non dissimulé que nous découvrons le ragoût de boeuf qu'il nous a préparé! (Et ça y est ça reparle de bouffe c'est plus fort que nous!). Nous ne passons qu'une journée à Pucon alors nous essayons de bien choisir nos activité. A) L'ascension du volcan Villarrica nous tente bien mais c'est pas donné... B) Les eaux thermales mais on a déjà fait... C) Le lac et quelques promenades et cascades alentours. On opte pour le plan C. Nous partons donc en début d'après-midi pour une balade d'une dizaine de kilomètres avec un carte approximative. Nous traversons une partie de la ville avant d'arriver sur un sentier plus tranquille et vraiment très mignon. Mais tellement tranquille qu'on ne pourra pas demander notre chemin avant de s'apercevoir qu'on s'est trompé de chemin et que la nuit tombe et qu'on aura pas vu la cascade tant attendue. Qui a dit loosers?! On rebrousse chemin dans la pénombre en pensant aux 2 heures de marche qui nous attendent. Oh! il commence à pleuvoir. Parfait... Puis tout à coup, surgissant de nulle part, un pick up débarque derrière nous, à son bord une petite famille chilienne dont le papa nous propose de nous déposer en ville. On accepte avec joie et on monte à l'arrière du pick up (les chiliens avaient déjà marqué des points depuis notre retour au Chili par rapport à notre première impression dans le nord). On arrive en ville en 5 minutes. On aime. Juste le temps de faire quelques courses pour le repas du soir. Pas de lac pour aujourd'hui mais on remet ça à demain matin avant de prendre notre bus pour Santiago. 





Mardi 7 juin, 11h30, on monte dans le bus direction Santiago après avoir fait nos aurevoirs à Yoshi sur le quai et on est partis pour 11 heures de trajet (trop facile), notre dernier trajet de bus en Amérique du Sud (enfin pour cette fois en tout cas)...

Nous arrivons à Santiago à 23h, on essaie de choper un bus pour l'aéroport mais après 30 minutes d'attente il semblerait qu'il n'y ai plus de service... On finit par prendre un taxi et 15 minutes plus tard nous débarquons dans notre auberge pour la nuit : le hall de l'aéroport! Notre vol pour l'île de Pâques est à 8h20, une belle nuit blanche en perspective...


Et comme d'hab' toutes les photos du séjour :











dimanche 5 juin 2011

Mi Buenos Aires querido

Buenos Aires... Nous attendions cette destination depuis plusieurs mois et encore plus depuis que nous avions reçu Ari et Soli sur notre canapé torcéen au mois de janvier. Le 15 mai nous y sommes enfin! Après 4 mois d'attente et environ 23 heures de bus dans les jambes nous débarquons au terminal Retiro à 9h du matin. Après une mini-toilette, un brossage de dents et un dépôt de sacs en consigne nous demandons notre chemin dans le terminal de bus. On essuie deux refus d'aide (des vrais refus, pas des gens qui ne savent pas t'expliquer, deux beaux refus purs et simples) on avait plus l'habitude mais c'est aussi ça les grandes villes... On ne se laisse pas démonter et on essaie la valeur (quasi) sûre : le kiosque à journaux. On a une info un peu vague mais nous partons quand même à l'assaut de la ville en attendant de rejoindre Ari et Soli chez eux dans l'après-midi.

Le quartier de Retiro tout proche de la gare routière n'est vraiment pas terrible, nous ne nous attardons pas et filons vers le quartier dit "des affaires", le Micro Centro et comme nous sommes dimanche matin c'est mort. Mais nous nous imprégnons en douceur de l'atmosphère de la ville. On englouti un Burger King et on continue notre balade jusqu'à la Casa Rosada, Puerto Madero et passons devant le Luna Park (le POPB porteño).


La Casa Rosada




Il est enfin l'heure de retrouver Ari et Soli! Direction Palermo via le bus 106. Nous ne savons pas trop où descendre, notre seul repère est le numéro des cuadras (pâté de maisons), jusqu'au moment on nous apercevons Ari et Soli. Hop hop hop tout le monde descend! De vraies retrouvailles! Après avoir posé nos sacs, Ari et Soli nous proposent de faire un repérage du quartier. Palermo est un quartier très vivant où l'on trouve boutiques, bars et restaurants à tous les coins de rue, nous trouvons ça très agréable.

Qu'il est bon de se retrouver chez eux... Notre première soirée est à l'image des soirées que nous avions passées chez nous, une ambiance plus qu'agréable, de la musique, de la bonne bouffe (empanadas), des rires, rien de plus pour nous rendre heureux. Ah et si, nous avons enfin fait la connaissance de Rocco, une boule de poils tellement attachante qu'on ne s'imagine déjà plus vivre sans lui!


Roquito d'amour!
Pour nous Buenos Aires s'annonçait comme une étape agréable et cool, le lendemain nous démarrons donc la semaine en douceur avec un lever à 10h30. Ca faisait un bail. Dans l'après-midi nous flânons dans Palermo et jusqu'à l'avenue Santa Fe où se trouvent de nombreuses boutiques. Le soir nous retrouvons Soli, Ari est à la fac, Diana, une amie de Soli nous rejoint et nous passerons une 2e soirée agréable, Diana apprend le français depuis peu c'est donc un vrai échange culturel et linguistique autour d'une milanesa napolitana. Huuum!

Mardi nous faisons un tour dans le quartier de Recoleta, un quartier chic où l'on trouve même un quartier qu'Ari a baptisé le "little Paris" en raison de l'architecture semblable à notre capitale. C'est d'ailleurs ici que se trouve l'ambassade française. Nous retrouvons ensuite Ari et Soli pour aller visiter La Tour de Babel de livres de Marta Minujin.






Nous nous baladons ensuite dans le centre de la ville, entre boutiques et galeries de tatouages puis nous finissons au supermarché, au menu ce soir... tartiflette! (Quoi encore?!)




Mercredi nous démarrons plus tôt notre journée et nous rendons dans le quartier de San Telmo, surtout connu pour ses antiquaires mais aussi ses cours tango. Nous y trouvons aussi quelques boutiques de fringues très sympas, mais nous résistons. Nous prolongeons la balade jusqu'au quartier de La Boca d'où est originaire Maradona, nous exagérons à peine en disant qu'il est ici une des "légendes" du pays et encore plus du quartier. Le seul intérêt touristique du quartier se résume au Caminito, un mini quartier (qui se résume à quelques rues) aux maisons très colorées, aux stands artisanaux et aux danseurs de tango qui s'éxhibent dans les rues pour prendre des photos avec les touristes.








Le soir nous allons dîner chez les parents d'Ari, nous passons un moment très agréable et convivial en famille, nous parlons un peu anglais, un peu espagnol et même français avec le père d'Ari! Encore un bon moment!

Jeudi nous continuons notre visite la ville en passant par Recoleta, les parcs environnants, le Musée des Beaux Arts, le cimetière de Recoleta (très semblable au Père Lachaise), etc. Un petit passage obligé par une boutique de fringues pas chères pour Prisca, pour remplacer le fameux jeans oublié à Santiago plus deux ou trois bricoles indispensables au voyage. Le soir nous repassons une soirée autour des empanadas faits maisons de la maman de Soli... un délice!! (Gracias Patricia!)


Vendredi nous nous rendons à la Rural, un parc des expositions qui accueille ArteBA, la plus grande foire d'art contemporain d'Amérique Latine. Nous y passons un petit moment et prenons plaisir à découvrir un Buenos Aires très artistique et parfois "huppé" qui du coup nous donne l'impression d'être dans une grande ville européenne en contraste avec les autres capitales sud-amériacaines que nous avons traversé. Pas désagréable. Nous finissons la journée par un dîner chez les parents de Soli où son père nous attend depuis plusieurs mois pour nous faire goûter le pollo al disco arado (plat de poulet mijoté avec légumes). Difficile à expliquer alors on choisi de vous le montrer...


Le pollo al disco arado, tout un art




Inutile de préciser qu'on s'est régalés, autant au niveau culinaire qu'humain, la famille de Soli est vraiment très accueillante, ses parents nous offrent même un maté en cadeau de bienvenue en Argentine. Et ce n'est pas n'importe quel maté puisqu'il s'agit du premier maté de leur vie de couple, un bon présage nous ont-ils dit! Nous qui en cherchions un nous ne pouvions pas imaginer mieux! Pour les non initiés le maté est une sorte d'infusion traditionnelle amère très répandue en Argentine, il est courant de se balader avec son maté (le récipient, sorte de calebasse), sa yerba (l'herbe), son thermos et de partager un maté avec ses amis où que l'on se trouve. Une tradition très conviviale à l'image des argentins!


Samedi. Enfin le week end pour Ari et Soli! Avant de partir en vadrouille nous faisons un saut à la quincaillerie du coin afin de dégoter de la peinture pour le projet "Do the Roof" qui aura lieu le lendemain. Mission accomplie. Nous nous rendons dans le quartier chinois de la ville, acheter quelques sushis et maki rolls que nous dégustons dans un parc. Un pique-nique sushis, on aura rarement fait plus chic. 







Nous faisons le tour d'un marché artisanal où nous trouvons la bombilla (la paille pour boire le maté) idéale pour notre tout nouveau maté. Nous prenons notre dessert/goûter chez Volta, un des nombreux glaciers de la ville. Ari nous amène ensuite à la sortie de la ville afin que l'on puisse apercevoir la rivière La Plata, nous découvrons un autre visage de la ville, plus calme et "vert". Nous arrivons pile poil pour le coucher du soleil. Après cette journée éreintante nous ne pensons qu'à une chose : manger! (oui, encore) Et ce soir c'est fondue de fromage à la Rosadita! Bon le fromage n'a rien à voir avec les vraies fondues françaises (le fromage c'est un problème international, un candidat devrait penser à l'évoquer dans sa campagne présidentielle, y en aura au moins un pour qui on pourrait voter et qui aurait du crédit) mais on apprécie quand même (et on est grave en manque aussi) et on finit même par une touche sucrée avec la fondue... au chocolat!! Miam!


Dimanche, notre dernier jour à Buenos Aires. La semaine est passée à une vitesse phénoménale encore une fois... Aujourd'hui c'est un jour spécial (euh non on pensait pas au jour du seigneur désolés). "Do the Roof". Ari et Soli viennent d'emménager dans cet appartement et leur terrasse offre un beau mur blanc... L'esprit artistique de Raksa cogite depuis quelques jours et un projet va enfin voir le jour. Pendant que Ari et Raksa s'attelent à la première couche de peinture, Soli et Prisca sont en cuisine (oh le beau cliché!), au menu pizzas maisons et fondant au chocolat glacé au dulce de leche (light, très light). A peine la première couche de peinture appliquée, la pluie fait sa première apparition de la semaine (toujours au bon moment celle-là). On fait donc une pause et on englouti les pizzas délicieuses! La pluie s'est arrêtée, nous pouvons continuer jusqu'au bout de la nuit (ou presque) ...



Do the roof! from Yksor on Vimeo.

Notre séjour à Buenos Aires sera à toujours marqué chez Ari et Soli, ou du moins jusqu'à ce qu'ils déménagent, mais laissez nous rêver!


Voilà comment nous avons terminé notre séjour dans la capitale argentine : en beauté! Nous avons adoré cette semaine entre amis, parce qu'au delà de notre rencontre via couchsurfing ce sont bien des amis que nous avons rencontré et se fut un vrai plaisir de partager tous ces moments avec Ari, Soli, Rocco, leurs familles, leurs amis et leur quotidien qui ont apporté un souffle nouveau à notre voyage. On dit les argentins très amicaux et c'est véridique, Ari, Soli et leurs proches ont vraiment été géniaux durant notre séjour, un grand merci à eux! Nous quittons Buenos Aires le coeur et l'esprit rassasiés (oui on pourrait rajouter l'estomac) et tout de même un peu tristes de devoir à nouveau quitter les amis... Mais ce n'est qu'un aurevoir. "Nos vemos queridos amigos"