dimanche 5 février 2012

Pushkar

Nous quittons Jaipur le 1er février au matin (tiens, dernier mois...) en direction de Pushkar. Nous prenons un bus jusqu'à Ajmer puis un autre jusqu'à Pushkar. Sur la route nous découvrons un paysage beaucoup plus aride et sableux. On aime.

En comparaison avec les autres villes déjà visitées, Pushkar est une petite ville de 15000 habitants, blottie autour d'un lac sacré. Il s'agit d'un lieu de pélerinage pour les hindous, il abrite d'ailleurs l'un des rares temples dédiés à Brahma. Le lac est bordé de ghats qui ne sont pas sans nous rappeler Varanasi, bien moins impressionnants cependant et bizarrement beaucoup moins "squattés" par les touristes (on a trouvé une raison que l'on vous expliquera plus bas). On dit "bizarrement" car bien que Pushkar soit très petite et qu'il n'y ai pas grand chose à voir dans le coin, la ville est très touristique. C'est vrai qu'elle a un certain cachet, elle est aussi beaucoup plus calme car il y a peu de circulation et pas de rickshaws! Et ça, ça fait du bien aux oreilles. L'ambiance est plutôt cool voire très baba mais l'alcool, la viande et les oeufs sont proscrits. 



Mais comme c'est plus fort que nous, nous trouvons quand même une colline à grimper. 

Encore des vaches

Sur la route du Savitri Temple, nous sommes suivis...

C'est bon les détritus sinon?



Pendant l'ascension nous croisons des groupes de singes à l'affût de nourriture dans les mains des visiteurs. Heureusement nous n'avons rien mais cela ne les empêche pas de nous attendre à la sortie du temple et de montrer les crocs. Racaille!

Pushkar depuis le sommet du Savitri Temple





En voulant nous rapprocher des ghats, on se fait alpaguer par un pénible, gomina et chemise satinée (?!) qui nous met une fleur dans la main en nous disant que c'est pour nous autoriser à accéder au lac sacré. Comme on commence à être habitués à ces méthodes on est à deux doigts de lui dire qu'on ne  lui donnera pas d'argent mais puisqu'il s'agit d'un lieu sacré on ne dit rien et on attend de voir. Bien évidemment ça ne loupe pas, il nous dirige vers des pseudos brahmanes qui eux réclament de l'argent en échange d'une prière. Gomina nous propose de faire alors une offrande de 200€. Il est drôle lui dis donc. On décline cette proposition aléchante et on lui dit d'aller sefaire voir le remercie bien. On nous l'avez dit, mais on espérait pouvoir se tromper mais on ne peut faire confiance à personne ici. On commence à être un peu soulés par ces comportements. Bien sûr en Asie du Sud Est c'était un peu pareil, les commerçants essaient de te vendre quelque chose mais sans être aussi lourds et de mauvaise foi. Enfin ça n'engage que nous mais c'est notre impression. Mais, mais, mais, en éternels optimistes nous ne perdons pas espoir d'une, voire plusieurs rencontres qui nous feront mentir.

La suite du programme à Pushkar c'est day off. En même pas il n'y a que ça à faire. Rien. Et du shopping. Alors c'est ce que l'on fait, avec plaisir.

Femmes de Pushkar

Les singes sont sur tous les toîts de la ville


Le dernier jour nous longeons les ghats lorsque nous croisons un monsieur, tout de blanc vêtu qui nous aborde par l'inévitable "Where you from?". Evidemment paranos nous entamons la conversation assez distants. Il s'avère que Monsieur est le gourou d'un ashram d'Ajmer, il nous pose beaucoup de questions sur nos origines et le Cambodge, c'est la première fois qu'il rencontre des Cambodgiens. Oui, ici pour faire simple on dit qu'on est Cambodgiens, ça évite les "But why you look like Asian?". Même si Prisca, 99,9% du temps a droit à un "But you really look like Indian" - Ah bon? Nous passons un petit moment avec lui, il veut se prendre en photo avec nous et il nous propose ensuite d'effectuer une puja (prière) pour chasser le mauvais karma. Nous hésitons, toujours paranos, puis nous lui disons clairement que nous ne donnerons pas d'argent. Il dit OK, qu'il ne le fait pas pour l'argent. Alors nous le suivons et faisons doucement tomber le mur de réticence que l'on s'est construit ces derniers jours. Nous effectuons donc la cérémonie avec notre gourou attitré, nous récitons la prière, il marque la tika sur notre front, il noue un bracelet à notre poignet et nous remet un collier de fleurs. Nous passons un bon moment, sans intérêt financier ni arrière pensée. La voici cette rencontre que nous attendions tant, en espérant qu'elle en appelera d'autres. 






INFOS PRATIQUES :

- Bus local Jaipur - Ajmer : 104 roupies (1,73€), 2h30 de trajet
- Bus local Ajmer - Pushkar : 12 roupies (0,20), 40 minutes de trajet

2 commentaires:

  1. amies du soir bonsoir!!!
    hey vue que vous étiez dans la ville de la voiture poussante (puschcar=pusshkar)pas besoin de prendre le bus!!
    mon info pratique a moi prendre un petit, par exemple: le collectionneur de cerfs-volants et op activité push car!
    tu prend une vache qui traine dans le coin ce qui n'est pas trop difficile a trouver je pence et une vielle caisse en bois plus des roullette et ça roule ma poule ; )
    fabrication du pushcar 5 roupies, et le trajet tkt ça baigne chirac!! laisse glisser!

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  2. ludo LOOOOOL !
    Contente pour vous de cette belle rencontre :)

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