lundi 25 juillet 2011

Bilan Nouvelle-Zélande

Période du séjour : 21 juin au 9 juillet 2011 (soit 19 jours)


La Nouvelle-Zélande on l'a longtemps attendu, même une semaine de plus puisque notre vol avait été supprimé plusieurs jours de suite à cause du volcan chilien jusqu'à ce qu'on soit finalement re-routés pour arriver à destination. On attendait donc cette étape avec impatience car c'était une étape "liberté" où nous allions pouvoir aller et venir comme bon nous semblait avec notre van, dormir en pleine nature, vivre les joies  du camping, etc. C'était aussi une étape redoutée car le mode de vie allait nous ramener à nos coutumes occidentales, à un niveau de vie plus élevé, donc plus cher. Comment allions-nous réagir après presque 4 mois en Amérique du Sud? 
Et bien effectivement le niveau de vie est plus élevé qu'en Amérique du Sud mais la location d'un van allait nous permettre (ou nous forcer) à retourner faire des grosses courses au supermarché et se faire à manger tous les jours. Fini le McDo resto (enfin presque). Les premiers jours ont été très agréables, on retrouvait notre liberté de mouvement sans se prendre la tête sur les horaires de bus, faire et défaire notre sac tous les deux jours, s'arrêter où l'on voulait faire une pause, prendre une photo ou dormir. Et puis après quelques jours on s'est rendu compte qu'il y avait un revers de médaille : l'isolement. Pendant 3 semaines nous avons été un peu désociabilisés, c'est l'hiver en Nouvelle-Zélande donc du coup même sur les campings on a pas croisé grand monde et vu les températures chacun reste dans son van. Rencontrer des locaux? Encore faudrait-il qu'il y en ai! Et oui la Nouvelle-Zélande c'est pas le pays le plus peuplé, 4,3 millions d'habitants pour un pays presque 3 fois plus petit que la France ça fait peu et en étant pas mal sur les routes où sur des sites naturels on a pas eu affaire avec beaucoup de néo-zélandais... Enfin on a quand même aimé évidemment, c'est juste qu'après 4 mois sur un continent aussi convivial, auberge après auberge, on était habitués à un certain contact humain, ici on s'est surtout reconnectés avec la nature et ça fait du bien aussi. Le pays regorge de sites naturels, de sentiers de randonnée, de lacs, de cascades, de rivières, de parcs nationaux, bref, une mine d'or pour les amoureux du plein air. L'hiver limite les activités extérieures mais on en a tout de même pris plein les yeux et les poumons! 

On a aimé empruter toutes ces routes improbables à travers les champs de centaines de milliers de moutons du pays (la laine merinos), des vaches, des paons, des cochons, des canards, des oiseaux suicidaires.

On a aimé rouler des kilomètres et des kilomètres avant de croiser une voiture, une maison et parfois un habitant.

On a aimé garer notre van sur des terrains ultra isolés et se réveiller seuls au milieu d'un champ, d'une fôret, au bord d'un lac ou d'une plage.

On a aimé l'importance donnée à la culture maorie même si on a trouvé que cela faisait plus partie de l'Histoire que de la vie quotidienne actuelle.

Les transports en commun ont été limité aux bus depuis/vers l'aéroport, tout le reste a donc été effectué en van. 4500 km effectués (ouais on est des oufs) de l'île nord à l'île sud en passant par le ferry (pas donné avec un véhicule). La location ne nous a pas coûté très cher car on a eu un "tarif spécial hiver", par contre l'essence ça coute! Moins cher qu'en France mais vu les kilomètres qu'on a fait, on a pas mal consommé. Les routes en Nouvelle-Zélande sont très jolies mais parfois chaotiques et beaucoup de graviers qui peuvent faire mal au pare-brise. Aucune autoroute (donc aucun péage), quelques périphériques autour des grandes villes, le reste c'est l'équivalent des départementales de chez nous. Et puis bien sûr il y a les routes qui te mênent aux terrains de camping du Department of Conservation... Toujours des chemins perdus, de gravier, de terre et même de boue, de grands moments et toujours cette même incertitude avant d'arriver sur le terrain... "Non mais c'est pas possible, ça doit pas être là. Ah ben si dis donc c'est là".

La nourriture n'est pas ce qui nous aura marqué ici car nous n'avons pas vraiment fait de resto (le McDo ça compte pas hein?), on a rentabilisé le "camper gas" du van et les cuisines des Holiday Park quand on y était. Au passage on a pas eu l'impression qu'il y avait une vraie identité culinaire ici, quelques rares resto maoris et sinon c'est un peu la même chose qu'en Angleterre (colonisation oblige) : du fish & chips, du corned beef, etc. Par contre énormément de resto/traiteurs asiatiques (immigration massive) du coup on s'est quand même fait plaisir à Aucland, huum!

Les activités ne nous on quasiment rien couté puisque nous n'avons visité que des sites naturels en extérieur et tout ça est gratuit! C'est vraiment le bon côté, on a pu voir des choses extras pour 0€! Même le musée Te Papa à Wellington est gratuit et il est vraiment génial, on a été agréablement surpris. La plupart des sites sont gratuits mais une donation est toujours appréciée, les petites boites à l'entrée des sites en question nous le rappellent.

Vu la particularité de notre séjour en Nouvelle-Zélande on entame un paragraphe hébergement pour ce bilan. Vous l'avez compris on a passé l'intégralité des nuits du séjour dans le van. Mais comment se lavait-on? Comment faisions-nous pour les sanitaires? Et la vaisselle? On entend déjà les questions fuser. Voici les réponses tant attendues... Dans notre van il y avait juste un évier avec une réserve d'eau rechargeable et sinon rien d'autre. Pour alléger le budget nous avons alterné les terrains de camping précaires (ceux du Department Of Conservation avec uniquement des toilettes écologiques et parfois des points d'eau) et les terrains tout confort (les Holiday Park avec douche, toilettes "normaux", cuisine, machine à laver, électricité et accés internet hors de prix). Pour les nuits en Holiday Park pas besoin de détails, pour les nuits en DOC on se contentait de se brosser les dents et de remercier le mec qui a inventé les lingettes nettoyantes. Les nuits en elles-mêmes étaient parfois rudes vu les températures et un soir on a battu tous nos records de "couchage précoce" en se glissant dans nos sacs de couchage à 20h! (c'est dur de vieillir...)

Sinon la Nouvelle-Zélande en chiffres ça donne ça :
- 4500 km en 3 semaines
- 2626 $NZ (environ 1450€ soit 500€ de moins que prévu, c'est bon ça)
- 350€ de frais de "re-routage" pour rejoindre Melbourne depuis Christchurch (où on a déposé notre van) au lieu de Queenstown, là encore c'est aussi un peu la faute au volcan chilien
- 14 sachets de "mie" engloutis
- une moyenne de 8°C pendant tout le séjour

Ce qu'on a le plus aimé :
- la sensation de liberté en générale
- la randonnée dans/sous la neige au Tongariro Alpine Crossing
- les dunes de Farewell Spit
- observer les otaries, manchots et lions de mer dans les Catlins
- la petite ville d'Akaroa


Ce qu'on a moins aimé :
- la séance de "fliquage" à l'aéroport d'Auckland (surtout Raksa...)
- rebrousser chemin au Tongariro Alpine Crossing sans pouvoir voir les lacs
- le manque de contact
- la conduite à gauche en ville (et accessoirement la boite manuelle pourrie du van)
- les nuits froides dans le van
- les terrains boueux du DOC
- le manque de caractère des villes
- notre sentiment en découvrant les décombres à Christchurch...

2 commentaires:

  1. olala raksa les vigiles te suit encore ; ) hahaha

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  2. ouais... c'est fini l'époque où c'était moi le vigile à la halle aux chaussures! (merci pour le piston au fait mdr)

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